Marc-Antoine Desjardins propose d’instaurer un péage sur le mont Royal

Le candidat à la mairie a présenté les grandes lignes de son programme électoral, qui mise sur une approche de politique collaborative et une meilleure collaboration entre la ville centre et ses arrondissements.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le candidat à la mairie a présenté les grandes lignes de son programme électoral, qui mise sur une approche de politique collaborative et une meilleure collaboration entre la ville centre et ses arrondissements.

Tarifer les automobilistes qui fréquentent le parc du Mont-Royal, subventionner les Montréalais pour l’achat d’un vélo et réviser le financement des arrondissements. Voilà quelques-unes des propositions du candidat à la mairie de Montréal Marc-Antoine Desjardins, qui se décrit comme un « progressiste pragmatique ».

Avocat spécialisé en droit social auprès des accidentés de la route et du travail, Marc-Antoine Desjardins a présenté lundi matin les six premiers candidats de son parti baptisé Ralliement pour Montréal. « On est en train de bâtir une équipe crédible avec des curriculum vitæ sérieux », a-t-il lancé devant des sympathisants réunis au parc Frédéric-Back.

M. Desjardins compte présenter une équipe complète de candidats pour l’élection du 7 novembre, mais il n’écarte pas la possibilité de créer des alliances avec des partis locaux dans les arrondissements. « On ne veut pas envoyer des candidats “poteaux”. On veut que les gens qu’on va présenter se fassent élire », a-t-il expliqué.

Un plan pour le mont Royal

Le candidat à la mairie a présenté les grandes lignes de son programme électoral, qui mise sur une approche de politique collaborative et une meilleure collaboration entre la ville centre et ses arrondissements.

S’il est porté au pouvoir, le parti Ralliement pour Montréal entend notamment entreprendre une révision complète des postes budgétaires de la Ville de Montréal afin de dégager des gains opérationnels et financiers.

Le parti propose aussi d’instaurer un péage aux entrées du parc du Mont-Royal et d’en limiter l’accès aux véhicules électriques afin de créer un fonds pour assurer l’entretien et la gestion de la montagne. « L’idée, c’est qu’après avoir consulté tout le monde, de déplacer la tarification. Au lieu de la mettre aux stationnements [sur la montagne], on la met aux portes d’entrée. […] Pour nous, ce n’est pas trop fort de café que de demander une contribution aux gens ; ça se fait à différents endroits », a-t-il expliqué.

Il n’écarte pas l’idée d’imposer également une tarification aux cyclistes. « On va étudier le dossier », a-t-il dit.

Son parti évoque par ailleurs l’idée de créer un centre de plein air sur la montagne et de réhabiliter la piste de ski alpin du mont Royal, fermée en 1979. Adepte d’activités physiques, Marc-Antoine Desjardins propose aussi d’accorder une subvention de 500 $ aux Montréalais pour l’achat d’un vélo.

Quelle place pour les tiers partis ?

Marc-Antoine Desjardins s’est dit « très déçu » du peu d’attention que son parti a reçu ces derniers mois dans les médias.

« Ça semble être juste un duel [à la mairie de Montréal], mais ce n’est pas un duel. Il y a d’autres candidatures », a-t-il souligné. Quant au retard que semble avoir pris sa campagne, il ne s’en formalise pas. « Mélanie Joly a lancé sa campagne le 11 juin 2013 sans équipe et sans programme », a-t-il rappelé.

Ralliement pour Montréal a reçu l’appui du fondateur du parti Équité Montréal, Jean-François Cloutier, qui a abandonné la course à la mairie en juin dernier.

Les premiers candidats de l’équipe de Ralliement pour Montréal présentés lundi sont Jean-Pierre Boivin, qui briguera un poste dans Verdun ; Robert Constantin, dans Rosemont–La Petite-Patrie ; Daphney Célestin, dans Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles ; Nawal Bekhechi, dans Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension ; ainsi que Sylvain Medzalabenleth et Jean-Philippe Martin, dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

Marc-Antoine Desjardins n’a pas voulu préciser si ces candidats solliciteront des postes de maire d’arrondissement ou de conseiller. « C’est une question stratégique : on va annoncer ça au fur et à mesure », a-t-il dit. « On veut le momentum, et le contrôle de l’agenda de notre côté. »

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