Les rachats de terrains seront plus coûteux, disent les promoteurs de Cap Nature

La semaine dernière, les trois promoteurs ont fait parvenir une mise en demeure à la mairesse, Valérie Plante, et menacent de poursuivre la Ville si leur projet immobilier de 5500 logements ne se concrétise pas.
Photo: Document de consultation de la Ville de Montréal La semaine dernière, les trois promoteurs ont fait parvenir une mise en demeure à la mairesse, Valérie Plante, et menacent de poursuivre la Ville si leur projet immobilier de 5500 logements ne se concrétise pas.

Les promoteurs du projet immobilier Cap Nature, dans Pierrefonds-Ouest, préviennent que les 125 millions de dollars annoncés mercredi pour la création d’un grand parc urbain dans l’Ouest-de-l’Île de Montréal seront insuffisants pour racheter leurs terrains.

Au lendemain de l’annonce par Justin Trudeau d’une contribution fédérale de 50 millions pour la réalisation du parc, trois des promoteurs, dont les terrains pourraient être expropriés, jugent irréaliste le plan de la Ville. « On parle d’un projet qui a une superficie de 380 hectares. Ces 42 millions de pieds carrés ne pourront jamais être achetés pour 125 millions », avance Me Ali T. Argun, l’avocat qui représente Développements Pierrefonds, Les Immeubles L’Équerre et Quartier de l’Ouest-de-l’Île.

Le financement fédéral vise d’abord à effectuer des travaux d’infrastructures pour contrer les inondations, pas uniquement l’achat de terrains, rappelle-t-il. Et bien d’autres terrains inclus dans le périmètre du futur parc devront aussi être acquis, ce qui fera gonfler la facture, ajoute-t-il.

Pas de nouvelles sur la poursuite

La semaine dernière, les trois promoteurs ont fait parvenir une mise en demeure à la mairesse, Valérie Plante, et menacent de poursuivre la Ville si leur projet immobilier de 5500 logements ne se concrétise pas. Ils évoquent la possibilité de réclamer les frais professionnels qu’ils ont encourus, le remboursement des taxes municipales, ainsi que la valeur des terrains. « La facture commence à être salée. Les citoyens de la Ville de Montréal pourraient être appelés à payer une note très importante », souligne Me Argun.

L’avocat ne peut pas dire si ses clients iront de l’avant avec une poursuite. Ils souhaitent plutôt s’entendre avec la Ville, dit-il. Mercredi, la mairesse a toutefois été ferme : ces terrains seront transformés en parc, a-t-elle indiqué.