Québec consacre 5 millions à une étude sur la décongestion de la ligne orange

La nouvelle étude analysera les impacts des prolongements de la ligne bleue, de la ligne jaune et du Réseau express métropolitain (REM) sur la ligne orange.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La nouvelle étude analysera les impacts des prolongements de la ligne bleue, de la ligne jaune et du Réseau express métropolitain (REM) sur la ligne orange.

Québec allonge 5 millions de dollars pour financer une étude qui se penchera spécifiquement sur la congestion de la ligne orange du métro et de la station Berri-UQAM ainsi que sur les moyens d’y remédier.

« Je suis heureuse que le gouvernement ait entendu mon message », a commenté la mairesse Valérie Plante jeudi.

La nouvelle étude analysera notamment les impacts des prolongements en cours ou envisagés de la ligne bleue, de la ligne jaune et du Réseau express métropolitain (REM) sur la ligne orange déjà très achalandée en période de pointe. Cette étude, complémentaire à celles déjà entreprises par l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), permettra de recueillir des « données probantes » sur les besoins actuels et futurs du réseau de transport, a expliqué la mairesse.

Je suis heureuse que le gouvernement ait entendu mon message

« Pour septembre 2020, on veut avoir des recommandations des moyens d’agir sur le diagnostic qui, selon moi, va être évident : la ligne orange est plus populaire que jamais. »


Escapade en métro

Cette annonce du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) et de la ministre responsable de la Métropole, Chantal Rouleau, survient deux jours après le bref voyage en métro effectué par le ministre des Transports, François Bonnardel, en compagnie de la mairesse afin qu’il constate par lui-même l’achalandage sur la ligne orange. Ce jour-là, le métro n’était toutefois pas aussi bondé qu’à l’habitude, et le ministre s’était abstenu de prendre un engagement à l’égard de la ligne rose, un projet cher à la mairesse.

« La ligne rose est une des solutions proposées, mais moi, dans le fond, je suis très ouverte. Je ne suis pas une personne dogmatique, ni sur la couleur ni sur la technologie », a dit Valérie Plante.

Pour le chef de l’opposition à l’Hôtel de Ville, Lionel Perez, l’annonce de cette étude par le gouvernement démontre que le Bureau de la ligne rose mis sur pied par la mairesse au coût d’un million de dollars est inutile : « Il était pourtant facile de constater que seulement au niveau des coûts envisagés, ce projet de ligne rose n’allait nulle part. »