Les policiers de Montréal adoptent l’entente de principe avec la Ville

Depuis l’annonce d’une entente de principe, le 24 juin, les policiers de la métropole ont revêtu leur uniforme réglementaire.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Depuis l’annonce d’une entente de principe, le 24 juin, les policiers de la métropole ont revêtu leur uniforme réglementaire.

Les policiers et policières de Montréal ont adopté, jeudi, l’entente de principe avec la Ville de Montréal portant sur la convention collective et le régime de retraite pour la période allant du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2021.

Plus de 95 % des votes exprimés l’ont été pour l’entente. Le taux de participation a été de 80,1 %, selon le communiqué de presse publié en soirée par la Fraternité des policiers et policières de Montréal.

« C’est une bonne entente pour les deux parties, une entente négociée, une entente gagnant-gagnant », a déclaré le président de la Fraternité, Yves Francoeur, qui n’a pas l’intention de formuler d’autres commentaires.

Fin des moyens de pression

Le maire de Montréal, Denis Coderre, a aussi publié un communiqué dans lequel il s’est dit heureux du résultat.

« L’entente nous permettra d’offrir des conditions de travail qui reflètent les défis inhérents au travail des policiers et policières, particulièrement dans le contexte de la métropole. C’est aussi la fin des moyens de pression liés au dossier des régimes de retraite. Ce sont de bonnes nouvelles pour les Montréalais. »

« Les modalités de l’entente de principe permettront au SPVM de consolider les services aux citoyens et de rendre plus efficientes certaines pratiques, notamment dans la gestion de la circulation aux abords des chantiers de construction », a ajouté le maire Coderre.

Depuis l’annonce d’une entente de principe, le 24 juin, les policiers de la métropole ont revêtu leur uniforme réglementaire après trois ans de moyens de pression. Depuis 2014, les policiers portaient des pantalons de camouflage pour protester contre la loi qui a imposé des changements à leur régime de retraite.

3 commentaires
  • Pierre Valois - Abonné 11 août 2017 08 h 31

    Suspension sans solde

    Peut-on m'expliquer en quoi la présomption d'innocence en lien avec la rémunération est plus importante pour les membres d'un corps de police que pour tout autre salarié? Pouquoi un policier accusé d'avoir enfreint la loi, la loi d'ailleurs qu'il a le mandat d'appliquer et qui le maintient plus informé que quiconque sur son contenu, pourquoi donc un policier a-t-il plus le droit de toucher son salaire lors de sa suspension que tout autre citoyen? Le droit à la présomption d'innocence est-il à géométrie variable; tout dépendant qu'on soit policier ou non, syndiqué ou non, syndiqué de l'état ou syndiqué du secteur privé? Un savant juriste va-t-il pouvoir nous expliquer et contextualiser tout cela?

    • Robert Beauchamp - Abonné 11 août 2017 13 h 53

      Précisément, il faudrait se demander pourquoi le sans solde est imposé avant toute preuve, en soi c'est déjà condamner. Les organisations qui agissent dans le sens contraire s'exposent à des dédommagements forts coûteux, à moins qu'il ne s'agisse d'une faute lourde et dans ce cas elles procèdent au congédiement pur et simple et assument à l'avance toutes les démarches faisant appel de la décision.

  • Pierre Samuel - Abonné 11 août 2017 08 h 37

    Coderre et ses flics...

    Très bonne nouvelle en effet, n'est-ce pas M. le Maire ? Tout comme les administrations municipales antérieures avec les cols bleus dont Jean Drapeau fut le maître-d'oeuvre en les achetant à prix fort pour ne pas bousiller son Expo et ses Jeux, nos représentants de la "loi et l'ordre" auront maintenant pleine immunité avec salaire peu importe leurs exactions !

    Bref communiqué, incomplet, complaisant, prétentieux, comme à l'habitude...