Montréal restreint le vapotage de ses employés

Comme Québec tarde à légiférer au sujet des cigarettes électroniques, la Ville de Montréal a décidé d’interdire le vapotage à ses employés dans ses immeubles et ses véhicules. Mais cette consigne ne touchera pas les citoyens qui fréquentent les édifices municipaux.

La direction générale a fait parvenir une directive administrative à l’ensemble des employés de la Ville mardi pour interdire le vapotage en milieu de travail. On y évoque la mise en garde émise par le Directeur national de santé publique qui prêche la prudence quant à l’utilisation de la cigarette électronique.

La consigne de la Ville entre en vigueur immédiatement, mais ne s’appliquera pas aux citoyens qui utilisent les édifices municipaux, a précisé Gonzalo Nunez, relationniste à la Ville.

En septembre dernier, le conseil municipal de Montréal avait appuyé à l’unanimité la motion du conseiller Marvin Rotrand demandant au gouvernement du Québec de revoir la Loi sur le tabac afin d’y inclure la cigarette électronique. À Montréal, seul l’arrondissement de Montréal-Nord a banni par règlement la cigarette électronique dans ses édifices publics.

De son côté, la Société de transport de Montréal (STM) interdira l’utilisation de la cigarette électronique dans son réseau à compter du printemps prochain. Son règlement prévoit des amendes de 50 $ pour les vapoteurs délinquants.

Questionné sur la cigarette électronique, le maire Denis Coderre a été sans équivoque : « Je suis contre. On ne sait pas ce qu’on fume là-dedans, a-t-il expliqué. Les lois canadiennes l’interdisent. Il y a un flou. Ce n’est pas le genre de show de boucane que j’aime. »

À Québec, la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, souhaite toujours réviser la Loi sur le tabac pour y inclure la cigarette électronique, mais son attachée de presse, Alexandra Bernier, n’a pas été en mesure de préciser d’échéancier pour l’adoption de modifications législatives.