Loi 96: Trudeau dit avoir des préoccupations, mais ne précise pas ses intentions

La loi 96 vise entre autres à imposer des exigences d’emploi du français plus strictes pour les lieux de travail et les municipalités.
Darryl Dyck La Presse canadienne La loi 96 vise entre autres à imposer des exigences d’emploi du français plus strictes pour les lieux de travail et les municipalités.

Le premier ministre fédéral, Justin Trudeau, a dit mardi que son gouvernement a des « préoccupations » quant à la dernière version du projet de loi 96, peu de temps avant son adoption à l’Assemblée nationale.

En marge d’un point de presse sur les enjeux de logement à Vancouver, il n’a pas répondu clairement à une journaliste lui demandant si Ottawa allait intervenir dans une éventuelle contestation judiciaire de la réforme caquiste de la Charte de la langue française.

« Nous continuons de regarder très attentivement quelle forme finale cela prendra et nous baserons notre décision en fonction de ce que nous voyons comme le besoin de garder les minorités protégées à travers le pays », a-t-il affirmé en anglais après que la question lui a été posée dans cette langue.

« Je sais à quel point il est important de soutenir les communautés francophones hors Québec, mais que c’est aussi extrêmement important de s’assurer que nous protégeons les communautés francophones à l’intérieur du Québec », a-t-il ajouté en rappelant qu’il a déjà enseigné la langue de Molière en Colombie-Britannique.

La loi 96 vise à imposer des exigences d’emploi du français plus strictes pour les lieux de travail et les municipalités. Elle limitera aussi l’usage de l’anglais dans les tribunaux et les services publics et instaurera un plafond d’inscriptions pour les cégeps anglophones, entre autres dispositions.

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