Erin O’Toole promet «un avenir radieux» si son parti est porté au pouvoir

Erin O'Toole est allé dimanche encourager sa candidate locale Kerry Colborne dans un restaurant de la circonscription d’Oakville, en Ontario.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Erin O'Toole est allé dimanche encourager sa candidate locale Kerry Colborne dans un restaurant de la circonscription d’Oakville, en Ontario.

Pour sa dernière journée de campagne électorale, le chef conservateur Erin O’Toole se dirige vers le Grand Toronto, et cherche à éviter les faux pas juste avant le Jour J. Il a ce message pour les électeurs : « allez voter » , car, comme il le répète depuis des jours, c’est la seule façon d’arrêter Justin Trudeau.

Selon lui, la réélection d’un gouvernement libéral ne ferait « qu’empirer » tout ce qui inquiète la population canadienne : les dépenses irresponsables, les déficits, le coût de la vie qui augmente sans cesse.

Évitant dimanche les journalistes qui suivent sa caravane, il préfère que rien ne dévie du message qu’il martèle, espérant qu’il reste bien dans la tête des électeurs au moment où ils mettront une croix sur leur bulletin de vote. Contrairement aux autres chefs, il ne prévoit pas répondre aux questions des médias, dimanche.

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Allant encourager sa candidate locale Kerry Colborne dans un restaurant de la circonscription d’Oakville, en Ontario, il a justement rappelé son message aux citoyens. « Nous avons besoin d’un gouvernement éthique, dont l’objectif est d’assurer le bien-être des Canadiens, et non pas d’un gouvernement qui cherche à s’accrocher au pouvoir avec une élection de 600 millions $ en pleine pandémie ».

Il veut équilibrer le budget, afin de ne pas laisser une dette insurmontable aux jeunes. Et puis, se plaît à dire M. O’Toole : le Parti conservateur, sous sa gouverne, « n’est plus le parti de vos grands-parents. »

Il a incité ses bénévoles à sillonner la circonscription — et d’aller dans les Tim Hortons — pour convaincre les citoyens d’aller voter.

Pour le chef de 48 ans, ces élections sont plus qu’une question de politiques et de plans : c’est une question de confiance. À qui faites-vous confiance pour diriger le pays ? demande-t-il aux Canadiens dans ses discours.

À lui, un ancien militaire « qui a servi son pays » et qui veut assurer le bien-être des gens, ou à Justin Trudeau, qui ne pense qu’à lui, à son ego et à garder son emploi en déclenchant une élection deux ans après la dernière pour tenter d’obtenir le gouvernement majoritaire qu’il convoite ?

Comme à l’habitude, il a brandi son « plan de rétablissement » du pays devant des partisans qui l’ont applaudi, dimanche à Oakville.

À un homme qui portait des lunettes soleil arborant le logo de Parti conservateur, il a lancé : « vous faites bien de les porter, car avec le Parti conservateur, l’avenir sera radieux (« bright », en anglais) ».

Le chef n’a pas eu à affronter des manifestants comme ce fut le cas du chef libéral. Ses arrêts de campagne au cours de la dernière semaine étaient bien rodés, sans accroc ni grand éclat.

D’autres arrêts sont prévus dimanche, notamment à Markham et à North York, en banlieue de Toronto. M. O’Toole va ensuite se rendre dans la Ville-Reine avant d’aller poser ses valises à Oshawa, dans sa propre circonscription, en prévision du scrutin. Sur les routes ontariennes depuis trois jours, le chef sait qu’il doit faire le plein de sièges dans cette populeuse province pour accéder au poste de premier ministre.

Erin O’Toole répète qu’il mène une campagne électorale « positive », mais a passé les derniers jours à taper sur la tête du chef libéral dans ses discours. Toutes ses attaques sont dirigées vers lui alors que les derniers sondages ont placé les deux hommes à quasi-égalité dans les intentions de vote. Le chef conservateur ne se donne même plus la peine de parler des autres partis.

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