Ne votez pas pour «les petits partis», dit O’Toole

Il n’y a que deux choix dans cette élection: «moi, ou plus de Justin Trudeau», a affirmé Erin O'Toole vendredi.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Il n’y a que deux choix dans cette élection: «moi, ou plus de Justin Trudeau», a affirmé Erin O'Toole vendredi.

À trois jours du scrutin, le chef des conservateurs Erin O’Toole refuse de parler de « vote stratégique », mais du même souffle, il invite les Canadiens à ne pas voter « pour les petits partis ».

Voter pour eux revient à voter pour le chef libéral Justin Trudeau, a-t-il lancé vendredi matin dans un vignoble de London en Ontario. C’est dans cette province que M. O’Toole prévoit concentrer ses derniers efforts de campagne électorale. Il y détient actuellement 35 sièges.

« Justin Trudeau veut que vous restiez à la maison le jour des élections, affirme M. O’Toole. Il veut que vous votiez pour les plus petits partis, il veut que vous le laissiez s’en tirer. »

Quels sont ces « petits partis » ? Le chef n’a pas voulu dire leurs noms : « je ne vais pas leur faire de la publicité ».

Craint-il que le Parti populaire du Canada (PPC) de Maxime Bernier, qui connaît un regain en Ontario, ne lui gruge des votes ?

Évitant de répondre, M. O’Toole a réitéré qu’il est le seul chef à pouvoir remplacer les libéraux.

Il n’y a que deux choix dans cette élection : « moi, ou plus de Justin Trudeau ». Tous les autres votes sont effectivement un vote pour le Parti libéral, martèle le chef des conservateurs.

Un sondage Léger dévoilé plus tôt cette semaine en collaboration avec La Presse canadienne a indiqué que les libéraux et les conservateurs étaient au coude-à-coude avec 32 % des votes chacun. Le Parti populaire récoltait alors 5 % du soutien des électeurs, selon ce coup de sonde.

M. O’Toole enjoint les Canadiens qui veulent du « changement » à voter conservateur, leur rappelant, comme il le fait depuis plusieurs jours, que le chef libéral a brisé ses promesses en déclenchant une élection en pleine pandémie de COVID-19. Chaque question posée au chef conservateur vendredi était une occasion pour lui de critiquer Justin Trudeau.

Le chef conservateur se dit confiant de faire le plein de sièges en Ontario, comme partout au pays. Il se dit expérimenté et prêt à s’attaquer aux défis auxquels fait face le Canada, comme la gestion de la pandémie.

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