Pas de «solution miracle» pour vacciner le monde entier, dit Justin Trudeau

Justin Trudeau a visité mardi une usine de fabrication située à Puurs, en Belgique, où l’approvisionnement du Canada en vaccins Pfizer / BioNTech était produit jusqu’à ce que les États-Unis commencent à expédier des doses, au début du mois dernier. Il a à de nombreuses reprises remercié les travailleurs comme les responsables.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Justin Trudeau a visité mardi une usine de fabrication située à Puurs, en Belgique, où l’approvisionnement du Canada en vaccins Pfizer / BioNTech était produit jusqu’à ce que les États-Unis commencent à expédier des doses, au début du mois dernier. Il a à de nombreuses reprises remercié les travailleurs comme les responsables.

Le premier ministre Justin Trudeau a passé la journée de mardi, sa dernière de ce voyage en Europe, à remercier des dirigeants et des travailleurs locaux d’avoir fait parvenir des vaccins contre la COVID-19 au Canada, affirmant qu’il n’existe pas de « solution miracle » pour que des vaccins soient soudainement disponibles partout dans le monde.

M. Trudeau a visité une usine de fabrication située à Puurs, en Belgique, où l’approvisionnement du Canada en vaccins du duo Pfizer / BioNTech était produit jusqu’à ce que les États-Unis commencent à expédier des doses, au début du mois dernier.

Son message principal aux gens présents dans l’usine : « merci ».

M. Trudeau l’a répété à plusieurs reprises aux travailleurs lors d’une brève visite à pied de l’installation, ainsi qu’au directeur général de Pfizer. Il a écouté les responsables qui lui montraient les congélateurs où les vaccins sont stockés, puis a parcouru une chaîne de production distincte pour voir où les doses sont emballées et expédiées.

Environ 11,6 millions de vaccins produits dans l’installation sont arrivés au Canada après son approbation au pays en décembre dernier.

La campagne canadienne de vaccination avait été perturbée, en début d’année, quand un ralentissement de la production en Belgique avait fait dérailler le calendrier de livraisons.

Depuis, le volume de vaccins entrant au Canada n’a cessé d’augmenter. Cette semaine seulement, le Canada doit recevoir 2,4 millions de doses du vaccin produit par le duo Pfizer / BioNTech, qui livre d’importantes quantités de doses chaque semaine depuis la mi-mars.

Vaccination et pays du G7

Vacciner plus rapidement une plus grande partie du monde contre la COVID-19, en particulier ceux qui vivent dans des pays moins riches que les grandes démocraties comme le Canada, était le mandat principal d’un précédent sommet des dirigeants du Groupe des sept (G7) auquel M. Trudeau avait participé à Cornwall, au Royaume-Uni.

Il a déclaré que le Canada s’était engagé à verser 2,5 millions de dollars en aide internationale liée à la pandémie pour acheter 87 millions de doses à destination des pays les plus pauvres. Il a également annoncé que le Canada ferait don de près de 13 millions de doses par l’intermédiaire de l’alliance mondiale de partage de vaccins connue sous le nom de Covax.

C’est un montant relativement faible si l’on considère que le Canada, avec 38 millions d’habitants, a des contrats pour acheter 251 millions de doses auprès de sociétés pharmaceutiques.

 

S’exprimant mardi après un sommet Canada-Union européenne distinct, M. Trudeau a déclaré que vacciner tout le monde sur la planète le plus rapidement possible est complexe, comme en témoigne la discussion sur l’assouplissement des règles concernant les brevets sur les vaccins contre la COVID-19.

« Il ne s’agit pas simplement de trouver une seule solution miracle qui entraînera soudainement la découverte de vaccins partout dans le monde. Il y a des complexités qui doivent être résolues », a-t-il déclaré.

Lever les brevets ?

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) est en pourparlers sur la possibilité de renoncer temporairement aux droits de propriété intellectuelle sur les vaccins. Ceux qui soutiennent la décision disent qu’en le faisant, il serait plus facile pour les pays en développement d’importer l’expertise, l’équipement et les ingrédients nécessaires pour fabriquer leurs propres vaccins contre la COVID-19.

Les dirigeants européens estiment qu’une meilleure solution est la licence obligatoire, c’est-à-dire l’autorisation par un gouvernement à ce que quelqu’un d’autre fabrique un produit protégé par un brevet sans la permission du propriétaire.

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a déclaré que tout le monde partageait les mêmes objectifs. « Nous voulons qu’en cas de crise comme celle de cette pandémie, les possibilités et les capacités de fabrication puissent être rapidement achetées dans une région qui n’est actuellement pas en mesure de produire, par exemple, des vaccins. Maintenant, la question est de savoir quelle est la meilleure approche », a-t-elle expliqué.

Le gouvernement canadien a confirmé sa participation aux pourparlers de l’OMC sur la renonciation aux brevets sur les vaccins, mais après avoir été interrogé à plusieurs reprises, M. Trudeau n’a pas encore dit quelle était la position du Canada sur la question.

M. Trudeau a également rencontré mardi le premier ministre belge, qu’il a remercié pour le travail du pays sur la production de vaccins, et il a eu une brève audience avec le roi belge.

Il doit ensuite rentrer au Canada, où son bureau a annoncé qu’il commencerait une quarantaine de 14 jours, d’abord dans un hôtel d’Ottawa, jusqu’à ce qu’il reçoive un résultat de test de dépistage négatif.

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