Un vote en Saskatchewan sur fond de gestion pandémique

Le premier ministre et chef du Parti saskatchewanais lors d’un rassemblement partisan à Saskatoon,vendredi
Photo: Kayle Neis La Presse canadienne Le premier ministre et chef du Parti saskatchewanais lors d’un rassemblement partisan à Saskatoon,vendredi

Les Saskatchewanais sont appelés aux urnes lundi pour reconduire — ou non — leur premier ministre Scott Moe, au lendemain de la victoire éclatante du premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan.

La campagne électorale qui a pris fin en Saskatchewan a été marquée par la pandémie de coronavirus, alors que les candidats ont tenté de se distinguer dans la façon dont ils géreront la crise sanitaire et économique liée à la COVID-19.

Le chef du Parti saskatchewanais, Scott Moe, tente d’obtenir une quatrième victoire pour le parti de centre droit, qui domine la politique de la province depuis que son prédécesseur, Brad Wall, l’a porté au pouvoir en 2007.

Au moment du déclenchement des élections, le Parti saskatchewanais détenait 46 sièges, tandis que le NPD en avait 13. Il y avait 2 sièges vacants.

M. Moe, âgé de 47 ans, promet d’aider l’économie de la province en gardant les entreprises ouvertes et en offrant des millions de dollars de rabais temporaires et d’allégements fiscaux aux citoyens.

Il a également fait campagne avec le message que le secteur privé mènera l’effort de reprise et que la province gérera ses propres finances en éliminant un déficit prévu de 2,1 milliards de dollars d’ici 2024-2025.

En revanche, le chef du NPD de la Saskatchewan, Ryan Meili, n’envisage pas de sortir du déficit en un seul mandat.

Médecin de famille de formation, M. Meili, âgé de 45 ans, s’engage à s’attaquer à des problèmes tels que les listes d’attente pour les procédures médicales et la taille des salles de classe en dépensant des millions pour embaucher des enseignants et du personnel de santé supplémentaire. L’instauration d’un salaire minimum de 15 $ l’heure et d’un service de garde à 25 $ par jour fait également partie de sa liste de promesses.

M. Moe est devenu premier ministre en 2018 au terme d’une course à la direction pour remplacer Brad Wall, qui a quitté la vie politique. La dernière fois que la province a été gouvernée par un parti politique pour un quatrième mandat, c’était le NPD, avant sa défaite en 2007. Ce parti avait cependant formé une coalition pour rester au pouvoir en 1999.

Gouvernement majoritaire

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, a remporté son pari samedi : il a mené ses troupes néodémocrates vers un gouvernement majoritaire.

Au moment où ces lignes étaient écrites, le NPD avait remporté 55 sièges sur 87 en récoltant 45 % des suffrages exprimés, alors que les libéraux avaient réussi à décrocher 29 sièges avec 35,4 % des voix. Le Parti vert ferme la marche avec trois sièges et 15 % des voix.

Au cours de son point de presse dimanche, M. Horgan a dit avoir l’intention de passer plus de temps à l’extérieur de l’Assemblée législative afin de rencontrer la population dans l’ensemble de la province.

Il a également déclaré que son gouvernement sera ouvert aux idées, peu importe leur provenance géographique ou politique, assurant ne pas se soucier de l’origine d’une idée, pourvu qu’elle soit bonne.

Le premier ministre John Horgan a attribué la victoire de son parti à la gestion du gouvernement de la pandémie de COVID-19 et à la vision politique néodémocrate. Il a par ailleurs affirmé que les valeurs dominantes de la province embrassaient celles de sa formation.

La nouvelle carte électorale de la Colombie-Britannique montre uneprovince divisée entre les zones rurales libérales et les secteurs urbains néodémocrates.

Les chefs de deux autres principaux partis, Sonia Furstenau, du Parti vert, et le libéral Andrew Wilkinson, ont tous deux été élus dans leur circonscription respective.

Le premier ministre Justin Trudeau a félicité dimanche matin John Horgan et le NPD.

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