Mécontentes du discours du Trône, les provinces préparent leur réplique

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a souligné jeudi que tous les dirigeants provinciaux parlent d’une même voix dans leur critique du discours du Trône livré la veille.
Photo: Nathan Denette La Presse canadienne Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a souligné jeudi que tous les dirigeants provinciaux parlent d’une même voix dans leur critique du discours du Trône livré la veille.

D’autres provinces joignent leur voix à celle du Québec pour critiquer le discours du Trône.

Elles sont mécontentes que le document préparé par le gouvernement Trudeau ne fasse aucune mention d’une hausse des transferts fédéraux en santé, qu’elles réclament d’une seule voix, et que certains engagements empiètent sur leurs compétences.

« Il y avait de la place pour tous les objets brillants, toutes les distractions politiques qu’il est possible d’imaginer […], mais pas un mot au sujet des transferts en santé », a déploré Jason Kenney, premier ministre de l’Alberta, lors d’un point de presse jeudi.

« Tous les premiers ministres — d’un océan à l’autre — ont identifié ceci comme la priorité numéro un. Et hier, elle a été ignorée », a ajouté Brian Pallister, du Manitoba.

La veille, le premier ministre du Québec — et maintenant président du Conseil de la fédération —, François Legault, avait qualifié sur Twitter le discours du Trône de « décevant », ni plus ni moins.

Son collègue de l’Ontario, Doug Ford, a dit que tous les premiers ministres parlent d’une même voix. « Nous ne pensons pas que le fédéral devrait être dans cette juridiction. Nous avons besoin de son soutien, mais personne ne connaît mieux les soins de santé que les provinces. […] Nous étions déçus de ne pas voir une augmentation des transferts fédéraux en santé dont nous avons désespérément besoin », a-t-il dit.

Il a ensuite mis en garde Ottawa contre la tentation de s’ingérer dans les compétences provinciales. « Si le gouvernement fédéral prend le contrôle de la santé, je pense que ce serait un véritable désastre. Tous les premiers ministres pensent la même chose », a averti M. Ford.

Des réunions téléphoniques sont prévues jeudi et vendredi entre tous les premiers ministres. La rencontre du Conseil de la fédération, qui devait avoir lieu à ces mêmes dates au Château Frontenac à Québec, a été annulée.