Blanchet dit être la cible de «graves diffamations»

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a affirmé avoir toujours eu un comportement «irréprochable» à l’endroit des femmes.
Photo: Justin Tang La Presse canadienne Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a affirmé avoir toujours eu un comportement «irréprochable» à l’endroit des femmes.

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, dit qu’il est « inimaginable » pour lui de céder sa place comme chef de parti sur la base d’allégations anonymes et envisage de poursuivre la page Facebook qui les a publiées.

Dimanche après-midi, M. Blanchet commentait pour la première fois en personne ces allégations, faites de manière anonyme, selon lesquelles il aurait embrassé une femme sans son consentement et tenté d’avoir une relation sexuelle avec elle à la fin des années 1990.

M. Blanchet a une fois de plus décrié ces allégations, qui, à son avis, ne sont que pure fabulation. « Je n’ai jamais eu les comportements qui me sont prêtés. Jamais, jamais je n’aurais posé de tels gestes. C’est profondément contraire à tout ce que je suis. J’en serais incapable », a-t-il affirmé, aux côtés de son épouse, Nancy Déziel, et de la députée bloquiste Louise Chabot.

« Je suis un homme imparfait, certes, mais vous ne trouverez personne pour accréditer une pareille allégation », a-t-il dit, ajoutant plus tard qu’il a toujours eu un comportement « irréprochable » à l’endroit des femmes.

Appui unanime du caucus

Plus tôt en journée, les 31 députés du caucus bloquiste se sont rangés derrière leur chef. Dans une déclaration écrite, ils se sont dits « convaincus que les allégations anonymes faites contre lui sont fausses » et ont dit le soutenir « sans hésitation ».

Pas question, donc, qu’il cède sa place ni de mener une enquête interne à ce sujet au Bloc québécois.

« D’abord, on ne peut pas prouver la non-existence de quelque chose. Mais j’affirme la non-existence de quelque chose », a dit M. Blanchet.

Je n’ai jamais eu les comportements qui me sont prêtés. Jamais, jamais je n’aurais posé de tels gestes. C’est profondément contraire à tout ce que je suis. 

Et si la victime présumée devait se tourner vers la police, « on agira au moment où une plainte sera déposée à la police. Pour l’instant, il n’y a pas d’histoire et il n’y a pas de victime », a-t-il rétorqué.

Pour sa part, le chef bloquiste n’exclut pas de se tourner vers les tribunaux. À quelques reprises pendant la conférence de presse, il a enjoint au groupe Facebook « Hyènes en jupons » de retirer la publication anonyme du 14 juillet le visant.

« Je serais fou de me priver de mon droit, comme citoyen, de restaurer mon honneur et ma réputation, le cas échéant, en entreprenant une procédure contre une page anonyme réfugiée à l’étranger et qui a publié de graves diffamations à mon endroit », a-t-il dit.

« Hyènes en jupons » n’a pas répondu dans l’immédiat à une demande d’entrevue.

M. Blanchet soutient qu’il n’a aucune idée de qui pourrait être à l’origine de ces allégations et n’a pas voulu commenter « une soirée qui n’a pas existé dans le détail où elle est racontée ».

Sur le plan personnel, depuis quelques jours, « c’est un enfer », décrit le chef bloquiste.

« Il faut plusieurs jours avant d’être capable de croiser des gens sans se demander si, eux autres, ils ne pensent pas que tu as fait quelque chose de dégueulasse. Je suis fait fort… mais c’est difficile. Mais je suis très confiant qu’on est sur la bonne pente », a-t-il fait valoir.

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