Plus d’un million d’écouvillons à stériliser de nouveau

C’est plus d’un million d’écouvillons achetés par le Canada qui devront être stérilisés parce qu’ils sont présentement inutilisables, a appris Le Devoir.

La compagnie PAMA, qui a obtenu un mandat du gouvernement fédéral pour procéder à la délicate opération, a confirmé mercredi avoir déjà reçu des gouvernements fédéral ou provinciaux plus d’un million d’écouvillons à traiter. Ces petites tiges servent dans les tests de dépistage de la COVID-19.

« Dans environ 90 % des cas, le problème est lié à la date d’expiration des écouvillons, indique en entretien Luc Clouâtre, directeur général de PAMA. Mais c’est un peu comme une canne de conserve : si on est quelques jours après la date d’expiration, ça ne veut pas dire qu’il faut tout jeter. » En stérilisant de nouveau le produit, le problème est contourné, dit-il.

Pour les autres cas, M. Clouâtre ignore pour le moment la raison de la contamination.

Mardi, le ministère québécois de la Santé et des services sociaux confirmait au Devoir qu’une « contamination fongique » avait été découverte récemment sur « plusieurs écouvillons » distribués à travers le Québec. Ceux-ci ont été rappelés pour être envoyés à PAMA. Ils provenaient d’un fournisseur chinois, et avaient été vraisemblablement achetés par le Laboratoire national de microbiologie du Canada.

« Plusieurs provinces ont reçu des écouvillons contaminés par un champignon », affirmait également le MSSS. La vice-première ministre du Canada, Chrystia Freeland, avait d’ailleurs reconnu « un problème avec les importations [d’écouvillons] de la Chine ».

La compagnie PAMA est spécialisée dans la fabrication de fournitures médicales personnalisées jetables stériles. Le contrat de stérilisation des écouvillons ne demandera pas d’ajustements à l’usine de Mirabel, qui faisait déjà ce genre d’opération.