Les conservateurs «n’ont pas de plateforme», martèle Justin Trudeau

Justin Trudeau a encore une fois fait un parallèle entre les conservateurs fédéraux et ceux de l’Ontario, soulignant que Doug Ford n’avait pas dévoilé de plateforme en campagne électorale.
Photo: Frank Gunn La Presse canadienne Justin Trudeau a encore une fois fait un parallèle entre les conservateurs fédéraux et ceux de l’Ontario, soulignant que Doug Ford n’avait pas dévoilé de plateforme en campagne électorale.

Justin Trudeau a profité d’une rencontre avec des militants, vendredi à Ottawa, pour critiquer la plateforme conservatrice avant même qu’elle n’ait été dévoilée.

M. Trudeau a provoqué rires et applaudissements dans la foule en faisant remarquer qu’« on ne sort pas son meilleur travail à 18 h le vendredi d’un long week-end ».

Le chef conservateur Andrew Scheer doit présenter la plateforme électorale de son parti ce midi à Tsawwassen, en Colombie-Britannique, au lendemain du tout dernier débat prévu entre les chefs. Le leader néodémocrate Jagmeet Singh a de son côté dévoilé son cadre financier vendredi matin, mais M. Trudeau n’en a pas glissé mot.

Justin Trudeau a encore une fois fait un parallèle entre les conservateurs fédéraux et ceux de l’Ontario, affirmant qu’en campagne, le chef du Parti progressiste-conservateur ontarien Doug Ford n’avait pas de plateforme.

« Puis lorsqu’il a été élu, après avoir dit qu’il travaillerait pour les gens, qu’a-t-il fait ? Des coupures, des coupures, des coupures. Oh, et des allègements fiscaux pour les plus riches aussi. C’est ce que font les conservateurs », a-t-il lancé.

M. Trudeau a également lancé un message aux électeurs québécois qui seraient tentés de voter pour le Bloc québécois, affirmant qu’en envoyant de nombreux députés bloquistes à Ottawa pendant des années, ils ont laissé le chemin libre aux conservateurs de Stephen Harper.

« Ça, ça a permis à M. Harper de couper dans les dépenses pour les familles, pour les aînés, de couper dans la culture, mais aussi de ne rien faire pour lutter contre les changements climatiques, ne rien faire pour l’environnement », a-t-il affirmé.

« Nous savons que les Québécois veulent être dans l’action, pas dans l’opposition. »

Le chef libéral quittera Ottawa vendredi pour se rendre en Colombie-Britannique, où il fera notamment une allocution concernant des mesures pour rendre les études plus abordables.