Les électeurs de l’Alberta appelés aux urnes

Mme Notley deviendra soit la première ministre néo-démocrate de l’Alberta à être réélue, soit la première chef de la province à ne pas obtenir un deuxième mandat à sa première tentative.
Photo: Jeff McIntosh La Presse canadienne Mme Notley deviendra soit la première ministre néo-démocrate de l’Alberta à être réélue, soit la première chef de la province à ne pas obtenir un deuxième mandat à sa première tentative.

Les électeurs de l’Alberta sont appelés aux urnes, mardi, et le vote par anticipation donne à penser que les bureaux de vote pourraient être fort occupés toute la journée.

Près de 700 000 personnes ont voté par anticipation dans des centres commerciaux, des aéroports, des centres de loisirs, des bâtiments publics et même dans un magasin Ikea. C’était bien plus que les 235 000 électeurs qui avaient voté à l’avance lors du scrutin de 2015, année où le NPD de Rachel Notley avait causé la surprise en mettant fin aux 44 années de règne des progressistes-conservateurs.

Cette fois-ci, les progressistes-conservateurs n’existent plus. Le PC a fusionné avec un autre parti de centre droit, le Wildrose, pour former le Parti conservateur uni, dirigé par l’ancien ministre fédéral Jason Kenney.

La campagne de quatre semaines a été axée sur les attaques personnelles et sur la fragile économie de l’Alberta, qui souffre depuis plusieurs années des faibles prix du pétrole et d’un taux de chômage supérieur à 7 pour cent à Calgary et à Edmonton.

M. Kenney a fait valoir que le gouvernement Notley avait aggravé la situation en augmentant les impôts, en augmentant la réglementation et en augmentant le salaire minimum. Mme Notley, quant à elle, a déclaré que le projet de M. Kenney de geler les dépenses et de rechercher davantage d’options de soins privés dans le secteur de la santé aura un impact profond sur les étudiants et sur les patients en attente de soins.

Le Parti de l’Alberta et le Parti libéral de l’Alberta, qui avaient chacun élu un candidat à la législature en 2015, tenteront de prendre davantage de place à l’Assemblée législative. Le Parti de l’Alberta, dirigé par l’ancien maire d’Edmonton, Stephen Mandel, présente des candidats dans toutes les circonscriptions. Il promet d’être le juste milieu centriste en combinant le conservatisme économique du Parti conservateur uni avec le progressisme social du NPD. Les libéraux, dirigés par l’avocat David Khan, offrent une plateforme similaire à une exception près: une taxe de vente provinciale.

L’histoire sera faite quoiqu’il advienne. Mme Notley deviendra soit la première ministre néo-démocrate de l’Alberta à être réélue, soit la première chef de la province à ne pas obtenir un deuxième mandat à sa première tentative.