Justin Trudeau souhaite faire campagne sur l’économie

«Les gens veulent avoir l’assurance qu’on a un plan pour un avenir prospère pour eux», a fait valoir le premier ministre Justin Trudeau.
Photo: Peter McCabe La Presse canadienne «Les gens veulent avoir l’assurance qu’on a un plan pour un avenir prospère pour eux», a fait valoir le premier ministre Justin Trudeau.

À un an du scrutin fédéral, Justin Trudeau semblait déjà avoir les pieds dans les blocs de départ, mardi soir. Devant quelques centaines de ses partisans réunis à Montréal, le chef libéral a promis de mener une « campagne positive », à l’image de celle qui l’a porté au pouvoir en 2014.

Dans une séance de questions-réponses d’une trentaine de minutes animée par Dennis Trudeau, ancien chef d’antenne de la CBC, le premier ministre a affirmé qu’il souhaite faire de l’économie le thème central de la prochaine campagne électorale.

Devant une foule conquise d’avance, M. Trudeau a rappelé que son gouvernement a conclu trois ententes commerciales majeures depuis son accession au pouvoir (les traités de libre-échange avec l’Europe, les États-Unis et le Mexique et la zone Asie-Pacifique).

« Les gens veulent avoir l’assurance qu’on a un plan pour un avenir prospère pour eux », a-t-il fait valoir.

Le chef libéral n’a pas manqué de lancer quelques flèches bien affûtées en direction du chef conservateur Andrew Scheer, qui le talonne dans les sondages.

« C’est très facile de faire peur aux gens en soulignant les controverses […] en faisant monter les anxiétés, c’est beaucoup plus difficile d’amener quelqu’un avec toi pour quelque chose de positif », a-t-il souligné, accusant son opposant de faire de la politique de la division (« wedge politics »).

Justin Trudeau a expliqué que les libéraux n’ont pas fait le choix de mener une campagne positive en 2014 « parce qu’ils sont plus vertueux », mais plutôt parce qu’il s’agit d’une « décision pragmatique ».

« Je crois fondamentalement que si on se fait élire en divisant les gens, en promettant des réponses faciles qui créent de la division dans la société […] et en prenant des raccourcis électoraux, cela deviendra plus difficile par la suite de bien gouverner », a-t-il fait résonner dans le Centre de commerce mondial de Montréal.

Justin Trudeau a demandé à ses partisans de porter ce même discours positif autour d’eux au cours de la prochaine année. « J’aime les campagnes, j’aime rencontrer les gens, mais je ne peux pas le faire seul. On a besoin de toute la famille libérale », a-t-il insisté auprès des participants à cette activité de financement, dont certains avaient dépensé jusqu’à 1500 $ pour entendre ou encore prendre une photo avec le premier ministre.