Élection partielle: Singh se lance et s'engage envers Burnaby

Jagmeet Singh a été élu à la tête du Nouveau Parti démocratique il y a dix mois. 
Photo: Darryl Dyck La Presse canadienne Jagmeet Singh a été élu à la tête du Nouveau Parti démocratique il y a dix mois. 

Le chef du NPD, Jagmeet Singh, a confirmé qu’il tentera de se faire élire à l’élection partielle dans Burnaby-Sud, en Colombie-Britannique, pour enfin accéder à la Chambre des communes. Et pour prouver aux mauvaises langues qu’il ne sera pas un parachuté torontois, il s’engage à y déménager sa famille et à concourir dans cette circonscription lors des élections subséquentes.

M. Singh a été élu chef du NPD il y a dix mois. Il y a eu sept élections partielles depuis ce temps, dont une juste à côté de sa ville natale de Brampton, mais il a toujours laissé passer l’occasion de s’y présenter, préférant continuer à sillonner le pays pour aller à la rencontre des électeurs. Il faut dire qu’aucune des circonscriptions en jeu n’avait de passé néodémocrate, à part peut-être Chicoutimi–Le Fjord, avalée par la vague orange de 2011.

Les choses sont différentes cette fois. Le néodémocrate Kennedy Stewart quittera sous peu son siège de Burnaby-Sud pour tenter sa chance à la mairie de Vancouver. Le siège a une longue tradition néodémocrate, ayant été détenu par Svend Robinson et même Tommy Douglas, le premier leader de la formation. Toutefois, les marges de victoire ont eu tendance à être très minces depuis le départ de M. Robinson. M. Stewart a gagné en 2015 avec à peine 547 voix de majorité.

M. Singh a indiqué qu'« absolument », il restera chef même s’il perd l’élection partielle. Et s’il est élu, il y restera aussi pour l’élection générale de 2019. « Je me suis engagé envers cette circonscription et je m’engage jusqu’au bout. »

Selon l’ancien directeur national du NPD Karl Bélanger, « il y avait de la pression sur M. Singh pour qu’il se présente ». Le départ de Thomas Mulcair entraînera une élection partielle dans Outremont, que le NPD est peu susceptible de conserver. « Il y aura deux sièges néodémocrates qui seront en jeu sous peu et le parti ne peut pas se permettre de perdre les deux », explique-t-il. Selon lui, l’arrivée de M. Singh à la Chambre des communes donnera à celui-ci l’occasion de donner la réplique au premier ministre Justin Trudeau et d’obtenir plus de visibilité. « C’est une chance de remettre le parti sur les rails. »