Les premiers ministres veulent stimuler la croissance des entreprises canadiennes

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant
Photo: Andrew Vaughan La Presse canadienne Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant

Les premiers ministres provinciaux et territoriaux s’engagent à « éliminer les obstacles réglementaires » à la croissance des entreprises au pays.

Il s’agit d’« actions concrètes », a répété comme un mantra le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, à l’issue de l’édition 2018 du Conseil de la fédération.

Il est toutefois demeuré flou sur les détails. La montagne aurait-elle accouché d’une souris ?

Après 48 heures, les premiers ministres ont promis, une nouvelle fois, d’alléger le « fardeau bureaucratique » qui accable les entreprises qui brassent des affaires dans plusieurs provinces. En ce moment, « plusieurs entreprises sont tenues de s’enregistrer séparément et de déposer différents rapports dans chacune des provinces et chacun des territoires où elles exercent leurs activités », ce qui nuit à leur essor, constatent-ils. Plus d’un an après l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange canadien (ALEC), ils promettent, de nouveau, de remédier à la situation.

Les chefs des gouvernements provinciaux et territoriaux ont aussi insisté sur la nécessité de revoir les règlements régissant le programme des cours de premiers soins, la durée et le type de formation, ainsi que le contenu des trousses de premiers soins exigées sur les lieux de travail. « Les propriétaires d’entreprises peuvent avoir à acheter jusqu’à 10 trousses différentes », notent-ils. Encore là, ils s’engagent à changer les choses.

Les premiers ministres s’attelleront à uniformiser, un tant soit peu, les normes applicables aux secteurs du camionnage et de l’agriculture.

Ils sont notamment déterminés à réviser leur réglementation respective afin de favoriser la circulation des marchandises from coast, to coast, to coast. Le Conseil de la fédération cite en exemple « les restrictions liées à l’utilisation de pneus à bande large, les restrictions relatives à la taille et au poids, et celles visant les dispositifs électroniques d’enregistrement ».

Par ailleurs, les chefs des gouvernements des provinces et des territoires se sont entendus pour uniformiser les « exigences des bâtiments et des programmes » s’appliquant aux abattoirs, ce qui ouvrirait des marchés aux producteurs de viande, selon eux. À l’heure actuelle, « seuls les abattoirs dotés d’un permis fédéral peuvent vendre leurs produits dans d’autres provinces ou territoires. Satisfaire aux exigences en vue d’obtenir un permis fédéral est coûteux », note le Conseil de la fédération.