Manifestations en tous genres à La Malbaie

Six manifestants de Toronto sont venus dénoncer les atteintes aux droits de la personne en Corée du Nord.
Photo: Francis Vachon Le Devoir Six manifestants de Toronto sont venus dénoncer les atteintes aux droits de la personne en Corée du Nord.

Cause palestinienne, libération de prisonniers d’opinion en Ukraine, droits de la personne en Corée du Nord… Le Sommet du G7 à La Malbaie attire les manifestants pour des causes internationales les plus diverses.

Vadym Khrystyuk, un résident de Lévis d’origine ukrainienne, est venu demander la libération de 70 prisonniers d’opinion détenus dans le nord de la Russie. « On a espoir que les dirigeants du G7 peuvent parler avec les autorités russes pour libérer ces personnes. Il faut faire quelque chose parce que M. Poutine et compagnie, ils ne réagissent pas », a-t-il dit au Devoir.

M. Khrystyuk manifeste aussi en solidarité avec le cinéaste Olec Sentos, qui a entrepris une grève de la faim. Ils sont actuellement six à manifester avec leurs drapeaux de l’Ukraine, mais une quinzaine d’autres militants sont attendus samedi.

De l’autre côté de la zone de libre expression, six manifestants de Toronto sont venus dénoncer les atteintes aux droits de la personne en Corée du Nord. « Nous avons fait un long chemin de 10 heures pour venir ici », explique le président de la North Korean Defectors Association, Rocky Kim. « Trois millions de Nord-Coréens sont morts de faim en Corée du Nord. Ils n’en ont pas parlé lors du sommet du 27 avril avec la Corée du Sud. »

M. Kim a lui-même fui son pays il y a 15 ans. Il réclame que Kim Jong-un soit jugé devant la Cour pénale internationale.

Un peu plus loin, deux jeunes manifestent en brandissant un drapeau de la Palestine, mais ils se refusent à toute entrevue. En tout et partout, ils étaient environ 15 à manifester dans la zone de libre expression de La Malbaie. Les journalistes présents sont bien plus nombreux.

À l’entrée du site, un jeune homme gratte sa guitare sur le bord de la baie. Il a été embauché par l’organisation du G7 pour fournir des micros aux manifestants qui souhaiteraient se faire entendre sur le site. Or c’est inutile, les journalistes ayant le temps d’interroger chacun d’entre eux.

« Dans le fond, il n’y a pas vraiment de groupes qui se sont manifestés, alors je n’ai pas de raison d’être, a-t-il expliqué. Alors, tant qu’à ne pas avoir de raison d’être, je fais de la musique. »