Une zone de «libre expression» sous haute surveillance

La zone de «libre expression» destinée aux manifestants n’est qu’un «enclos», dénoncent des activistes.
Photo: Alice Chiche Agence France-Presse La zone de «libre expression» destinée aux manifestants n’est qu’un «enclos», dénoncent des activistes.

L’imposant encadrement policier autour de la zone de « libre expression » à La Malbaie a été vivement dénoncé jeudi par la poignée de personnes qui sont venues protester contre le G7.

« C’est tannant. De la rue à ici, on m’a demandé cinq fois ce que je venais faire ici », s’insurgeait Gianina Mercier-Gouin, une résidante venue participer à une sortie du Conseil des Canadiens et d’ATTAC-Québec dans la zone de libre expression qui se trouve aux limites de la zone verte.

Pour accéder au site, il faut passer devant un contrôle policier sur la route. L’endroit est encadré par de nombreux policiers qui contrôlent les allées et venues des voitures et même des piétons. Les voitures doivent par ailleurs aller se stationner à distance du site pour ensuite y accéder à pied.

« Je me suis fait dire : on ne peut pas se stationner là. Je dis “d’accord”. Je traverse la rue à pied. Il y a cinq policiers qui me demandent ce que je viens faire », a poursuivi Mme Mercier-Gouin.

Les représentants du Conseil des Canadiens et d’ATTAC-Québec venus dénoncer le G7 sont d’ailleurs arrivés en retard à leur conférence de presse après avoir éprouvé des difficultés à se garer.

« Venir ici, c’est une expérience un peu intimidante. Il faut traverser des barrages policiers, répondre à toutes sortes de questions », a déploré Claude Vaillancourt d’ATTAC-Québec en qualifiant le lieu « d’enclos de la liberté d’expression ».

La porte-parole du Conseil des Canadiens a quant à elle décrit le lieu comme un « désert ». Son organisme a posé sur la clôture autour du site une affiche demandant la fin des G7. À ses yeux, il s’agit d’un exercice « antidémocratique » puisque seulement une poignée de pays y participent. L’organisme dénonce en outre les politiques de Justin Trudeau et l’achat de Kinder Morgan par le fédéral.