Ottawa s’engage à payer pour le déploiement de l’armée

Un blindé de l'armée canadienne descend la rue Saint-Simon, à Rigaud. 
Photo: Olivier Zuida Archives Le Devoir Un blindé de l'armée canadienne descend la rue Saint-Simon, à Rigaud. 

Au moment où s’amorce une décrue dans les premières régions du Québec touchées par les inondations, le gouvernement fédéral a indiqué qu’il assumera entièrement la facture liée au déploiement de l’armée dans les zones sinistrées.


« Quand il y a des situations de catastrophes naturelles, on se rassemble. Et c’est pour ça que je suis tellement content de pouvoir aider. Le gouvernement fédéral, évidemment, assumera tous les coûts liés au déploiement de l’armée, comme le Québec et l’Ontario l’ont demandé », a fait valoir le premier ministre Justin Trudeau à son arrivée au parlement, mardi matin.

 

La veille, le fédéral ne pouvait préciser qui hériterait de la facture des coûts différentiels pour l’armée, qui a déployé plus de 1500 soldats pour aider les villes aux prises avec d’importantes inondations. Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, n’a pas su expliquer le changement de ton, mardi matin. « C’est cohérent avec la façon dont ce genre de choses est habituellement géré, soit que les Forces canadiennes ont le droit de faire une réclamation, mais en général elles ne le font pas », a-t-il simplement indiqué.
 

Mardi, le premier ministre Philippe Couillard a toutefois prévenu qu’il ne fallait pas compter sur un retour rapide dans les résidences.
 

Le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux a précisé que 1940 personnes avaient été évacuées, que 2733 résidences étaient inondées et que 171 municipalités étaient touchées.
 

À Montréal, l’état d’urgence sera d’ailleurs prolongé de cinq jours.


Mardi matin, le premier ministre Justin Trudeau a confirmé qu’Ottawa paiera les coûts liés aux opérations impliquant le déploiement des Forces canadiennes dans les zones sinistrées.
 

Le premier ministre Couillard avait indiqué qu’il ne voulait pas recevoir de facture pour l’envoi de soldats, puisque les Québécois paient déjà pour ces services à même leurs impôts, a-t-il dit.
 

De son côté, David Heurtel, ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, a indiqué que plus de 10 000 mètres d’eau par seconde étaient retenus par les différents barrages. C’est « plusieurs dizaines de centimètres d’eau auxquels nous n’avons pas à faire face », a dit ce dernier.
 

Selon Jimmy Potvin, directeur des mesures d’urgence à la Sûreté du Québec, le corps policier n’a pas eu à forcer des sinistrés à évacuer leur résidence.

Le premier ministre Couillard a indiqué qu’il avait lui-même fait un don à la Croix-Rouge pour aider les sinistrés, mardi matin. Et il a invité les autres citoyens à faire de même, même s’il s’agit d’un petit montant.

De son côté, le ministre Coiteux a rappelé qu’il existe un programme d’indemnisation pour les sinistrés. «On informe les citoyens de ce qu’il est possible d’indemniser. Ça peut aller, dans certains cas, jusqu’à des montants de 159 000 $», a-t-il précisé.

Davantage d’efforts seront déployés, prochainement, au soutien psychosocial des personnes touchées.
 

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