Le ménage est commencé au Bloc

Daniel Paillé a été élu à la tête du Bloc québécois le 11 décembre dernier.<br />
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Daniel Paillé a été élu à la tête du Bloc québécois le 11 décembre dernier.

L'année 2012 débute par un grand ménage au Bloc québécois. Comme prévu, les contrats d'une dizaine d'anciens collaborateurs de Gilles Duceppe n'ont pas été renouvelés à la permanence du parti, le 1er janvier. Dans la foulée, l'attachée de presse principale du parti depuis de nombreuses années a aussi annoncé son départ hier.

Coordonnatrice des relations de presse de l'aile parlementaire et attachée de presse du chef du Bloc, Karine Sauvé travaillait depuis plusieurs années sur la colline parlementaire à Ottawa. Elle assurait aussi toutes les communications du parti depuis l'élection du 2 mai. Elle quitte et va travailler pour une firme de communications établie à Montréal.

Ce départ volontaire s'ajoute à une série de départs forcés au Bloc, conséquence de l'arrivée du nouveau chef, Daniel Paillé. Lors de la course à la direction, M. Paillé avait promis une décision «raide et qui va faire mal» pour réduire la taille de la permanence du parti, passée de 9 à 20 personnes au début du mois de juin.

Cette décision de la haute direction du Bloc d'accorder des contrats à 11 collaborateurs de Gilles Duceppe — pour la plupart, des ex-conseillers à son cabinet — a causé des remous et de la grogne, qui ont agité la course à la direction. Au Devoir, Daniel Paillé disait, le 26 octobre, qu'il sentait une «réelle préoccupation» des militants à cet égard. La présidente par intérim, Vivian Barbot, avait défendu le geste en disant que ces embauches étaient nécessaires pour assurer la transition.

M. Paillé avait précisé qu'il ne renouvellerait pas les contrats signés par les 11 employés — ils prenaient fin le 31 décembre. Dont acte. «Les contrats sont terminés, et c'est tout», a-t-il indiqué hier dans un entretien. La permanence va donc fonctionner dans l'immédiat avec six employés syndiqués et deux non-syndiqués, selon le nouveau chef.

«Je prépare un budget de fonctionnement avec le trésorier, il sera déposé au bureau national, pour ensuite être autorisé au conseil général en mars, explique M. Paillé. On doit continuer à vivre en attendant, mais il faut le faire avec les moyens qu'on a. Je veux une gestion des finances très prudente.»

Il faudra donc attendre en mars pour connaître la taille de la permanence du Bloc nouveau genre, parti sans statut de parti à la Chambre des communes. Le salaire que s'accordera M. Paillé sera aussi débattu à ce moment. «Ça va être discuté dans le cadre du budget de 2012, confirme M. Paillé. Il y a des hypothèses sur la table, pour moi et pour Mme Barbot [vice-présidente, dont le poste comportait une rémunération de près de 150 000 $ dans les dernières années]. Mais tout va être divulgué, parce que c'est l'argent des membres dont on parle», promet le chef.

Celui-ci a, pour l'instant, procédé à une nomination, celle de Jean-Claude Rocheleau comme directeur général du parti. Il a remplacé, le 15 décembre, Gilbert Gardner, en poste depuis 2004. M. Rocheleau et M. Paillé se sont connus en 2009, lors de l'élection partielle dans Hochelaga. Les deux s'affrontaient, M. Rocheleau étant alors candidat du NPD.
1 commentaire
  • Raven - Inscrit 10 janvier 2012 11 h 32

    Bloc québécois

    Grand ménage au Bloc québécois....vente de fermeture!