G20: la police de Toronto punira les agents fautifs

Cinq policiers impliqués dans l'arrestation controversée d'un manifestant ont été identifiés, a fait savoir le chef de la police de Toronto, Bill Blair, hier. M. Blair, qui refuse de démissionner malgré de nombreux appels en ce sens, a promis que les policiers seraient punis s'ils devaient être reconnus coupables d'inconduite. Il a aussi déclaré que son équipe fait tout ce qu'elle peut pour faire la lumière sur l'arrestation, le 26 juin dernier, du militant Adam Nobody, qui a subi de graves blessures au visage.

D'autre part, le ministre fédéral de la Sécurité publique, Vic Toews, ignorait tout de la loi votée en catimini par le gouvernement de l'Ontario avant la tenue du sommet du G20, a-t-il soutenu hier. Pourtant, la loi faisait les manchettes avant la tenue de l'événement. Cette loi a octroyé des «pouvoirs extravagants» à la police de Toronto, a souligné l'ombudsman de l'Ontario, André Marin. Celui-ci a fait valoir qu'il y a eu désinformation délibérée, au point où les gens ont cru à tort que quiconque s'approchait de la barrière de sécurité du G20, érigée dans le centre-ville de la Ville reine, pouvait être aussitôt arrêté.

Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, a reconnu du bout des lèvres, hier, qu'il aurait pu mieux expliquer aux forces de l'ordre les nouveaux pouvoirs octroyés.

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D'après La Presse canadienne