Le péquiste Martin Ouellet ne sera pas candidat aux prochaines élections générales

Martin Ouellet occupe depuis 2018 le poste de leader parlementaire du Parti québécois.
Francis Vachon Archives Le Devoir Martin Ouellet occupe depuis 2018 le poste de leader parlementaire du Parti québécois.

Le leader parlementaire du Parti québécois (PQ), Martin Ouellet, quitte la vie politique. Plus de la moitié du caucus péquiste ne sera donc pas sur la ligne de départ aux prochaines élections générales.

Le Devoir a pu confirmer mardi matin le départ à venir du député de la circonscription de René-Lévesque, d’abord rapporté par TVA Nouvelles. L’élu péquiste a ensuite fait son annonce officielle sur la Côte-Nord. Il tire un trait sur un potentiel troisième mandat pour revenir « à une vie plus familiale ».

« Les raisons de mon départ sont uniquement personnelles. […] Le temps passé loin des miens a usé ma motivation, et les sacrifices supplémentaires ont pesé dans la balance », a lancé M. Ouellet en conférence de presse.

La semaine dernière, M. Ouellet, qui occupe depuis 2018 le poste de leader parlementaire de sa formation politique, avait laissé planer le doute devant les journalistes. « Je vais faire connaître ma réponse au courant de la semaine prochaine du côté de ma circonscription », avait-il dit lors d’un point de presse mardi dernier.

Joint par Le Devoir mardi, le député de René-Lévesque a laissé entendre que son chef, Paul St-Pierre Plamondon, avait tout fait pour le garder dans le giron du parti, sans succès. « Il a essayé de trouver des facilitants, mais au final, ce que je lui ai dit c’est : “Paul, tu ne peux pas remplacer la mère de mes enfants” », a-t-il lancé à l’autre bout du fil.

C’est au début du mois de mai que Martin Ouellet a pris sa décision finale, après quelques mois de réflexion. Aucun problème interne ne l’a forcé à partir, assure le principal intéressé.

M. Ouellet reconnaît qu’il s’est offert pour occuper à partir du mois de septembre 2021 le poste de chef parlementaire du Parti québécois — nécessaire en raison du statut de non élu de Paul St-Pierre Plamondon. C’est finalement le député Joël Arseneau qui a été nommé à ce poste.

« Joël s’est révélé tout un chef parlementaire. Donc, c’était la meilleure décision et je ne regrette absolument rien », a affirmé M. Ouellet, qui ne ressent « aucune amertume ».

Un autre départ

 

M. Ouellet est le quatrième élu du Parti québécois à faire une croix sur la vie politique. Sylvain Gaudreault, Véronique Hivon et Lorraine Richard ont déjà annoncé leur départ. Sur les sept élus du caucus péquiste, seuls le chef parlementaire Joël Arseneau et les députés Pascal Bérubé et Méganne Perry Mélançon brigueront les suffrages en octobre.

Mardi, Paul St-Pierre Plamondon a salué l’engagement de son leader parlementaire, élu dans une partielle en 2015 avec une majorité de plus de 1300 voix. « Quand on pense que Martin a parcouru plus de 300 000 kilomètres durant sa carrière de député, on constate l’ampleur des sacrifices auxquels il a consenti et celle du travail qu’il a accompli », a-t-il déclaré dans un communiqué de presse.

Comme leader parlementaire, Martin Ouellet éprouve un seul regret : ne pas avoir réussi à faire adopter une réforme du fonctionnement de l’Assemblée nationale avant la fin de la 42e législature. « Ça m’a amèrement déçu de ne pas être capable d’indiquer aux prochains candidats et candidates qui vont se présenter dans quel cadre ils vont travailler », a-t-il dit.

Le PQ n’a pas encore choisi le candidat qui tentera de succéder à son député nord-côtier.

À voir en vidéo