Ensemble Montréal propose de payer seulement pour le temps de stationnement utilisé

Jacques Nadeau Le Devoir

Quand ils utilisent les parcomètres, les automobilistes montréalais ne devraient pas à avoir à payer pour le temps de stationnement inutilisé, estime Ensemble Montréal. Le parti d’opposition à l’Hôtel de Ville demande à l’administration Plante de moderniser le système de manière que l’utilisateur puisse indiquer qu’il quitte sa case de stationnement et ainsi obtenir un crédit pour le montant payé en trop.

À l’heure actuelle, les bornes et les applications mobiles des parcomètres font en sorte que si un utilisateur prévoit de se stationner pour une durée de trois heures, mais qu’il part après une heure, il n’est pas en mesure d’obtenir un crédit pour le temps inutilisé. De plus, l’utilisateur suivant paiera à son tour pour se garer au même endroit, ce qui fait en sorte que la place de stationnement sera payée en double par les automobilistes.

Dans une motion qui sera débattue lors de la prochaine assemblée du conseil municipal, le 13 juin, Ensemble Montréal demande que la Ville mandate l’Agence de mobilité durable afin qu’elle modernise son application mobile. Cette idée avait d’ailleurs été soulevée lors de la campagne électorale de 2021 par l’ancien candidat à la mairie Denis Coderre.

Étude prochaine

 

« Nous voulons utiliser la technologie pour remettre de l’équité pour les usagers du stationnement sur rue, selon le principe de l’utilisateur-payeur, a expliqué mardi le chef de l’opposition, Aref Salem. Il faut simplement ajouter un bouton “départ” sur l’application. » Des villes comme Calgary, Edmonton et Victoria créditent aux automobilistes les montants payés en trop s’ils quittent leur place de stationnement plus tôt que prévu, a-t-il souligné.

Présentement, 76 % des utilisateurs du stationnement sur rue paient par l’entremise de l’application mobile. Pour les automobilistes qui ne possèdent pas de téléphone intelligent, Ensemble Montréal suggère que la Ville développe une solution de rechange afin que ceux-ci puissent obtenir un remboursement. Ils pourraient le faire en communiquant avec l’Agence comme c’est le cas à Calgary, avance la conseillère de Bordeaux-Cartierville, Effie Giannou.

Aref Salem ne croit pas qu’une telle mesure entraînerait des pertes financières importantes pour la Ville. Il évoque plutôt une « stagnation des revenus ».

Le cabinet de la mairesse souligne que l’administration a consenti des investissements importants pour améliorer la technologie utilisée par l’Agence de mobilité durable, ce qui devrait « ouvrir de nombreuses portes pour tarifer équitablement et rendre le stationnement plus facile et transparent pour les automobilistes, souligne-t-on. Une chose est certaine, nous sommes ouverts à étudier les différentes possibilités. Nous allons discuter de la proposition lors du prochain conseil municipal ».

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