Stéphane Boyer est élu maire de Laval

Présenté comme un candidat de la continuité, Stéphane Boyer a commencé son implication en politique municipale en 2013 aux côtés du maire Marc Demers.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Présenté comme un candidat de la continuité, Stéphane Boyer a commencé son implication en politique municipale en 2013 aux côtés du maire Marc Demers.

Les Lavallois ont choisi de conserver la même formation politique à la tête de la Ville dimanche soir. Le candidat Stéphane Boyer a remporté la mairie de Laval, une victoire déclarée avant 21 h. Au moment où ces lignes étaient écrites, il avait récolté plus de 42 % des voix, parmi tous les bulletins de vote dépouillés.

Dauphin du maire sortant, MarcDemers, qui ne se représentait pas après deux mandats, M. Boyer a pris les rênes du parti Mouvement lavallois après avoir siégé en tant que conseiller depuis 2013. L’homme de 33 ans misait sur un message « positif » : « Laval va dans la bonne direction », a-t-il martelé tout au long de cette campagne.

Cette victoire « est un témoignage de satisfaction » de la population lavalloise a-t-il déclaré au Devoiren soirée, peu après la confirmation de son élection. « On a fait de belles avancées en environnement, notre économie va extrêmement bien, la gouvernance et l’éthique sont plus saines », a-t-il résumé.

Présenté comme un candidat de la continuité, M. Boyer a commencé son implication en politique municipale en 2013 aux côtés du maire Marc Demers. Le Québec était encore en pleine commission Charbonneau, et Laval tentait de dissiper le goût amer laissé par les 23 ans de règne de Gilles Vaillancourt. L’ancien maire a été reconnu coupable de complot, de fraude et d’abus de confiance.

Une campagne dans l’ombre de la métropole, en déficit de couverture médiatique, et pourtant : la troisième ville du Québec pour le nombre d’habitants a vu les candidats en tête de liste faire des promesses ambitieuses en environnement. Stéphane Boyer promettait notamment d’investir 100 millions de dollars dans l’acquisition et laprotection de milieux naturels. Il vantait aussi les progrès de cette ville en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le parti avait d’ailleurs recueilli l’appui de l’écologiste et chercheuse Laure Waridel, qui en deviendrait la conseillère spéciale à la transition écologique.

Le maire de Laval est parmi les mieux payés au Québec. M. Boyer s’était engagé à réduire son salaire de 30 000 $ en cas de victoire.

Durant la campagne, il a aussi fait front commun avec la candidate à la mairie de Longueuil Catherine Fournier pour réclamer des mesures de lutte contre la crise du logement.L’accès au logement et à la priorité demeure « une priorité claire » a dit M. Boyer dimanche soir, « car c’est souvent la plus grande dépense qu’une famille doit faire dans une vie ».

Désintérêt des citoyens ?

Un sondage CROP réalisé pour Radio-Canada montrait que 56 % des Lavallois sondés étaient toujours indécis à la fin octobre. En 2017, le taux de participation de 36 % se situait sous la moyenne provinciale, alors qu’il était de 42 % à Montréal et de 44,8 % pour l’ensemble du Québec. Le taux de vote par anticipation était par ailleurs en hausse à Laval cette année.

À quelques semaines du vote, le futur maire était talonné par deux autres candidats, soit Michel Trottier, du Parti Laval, et Sophie Trottier, d’Action Laval. Les autres candidats dans la course étaient Michel Poissant, de Laval citoyens, Nicolas Lemire, indépendant, Pierre Anthian, de Ma ville maintenant, ainsi qu’Hélène Goupil et Redouane Yahmi, tous deux indépendants.

En entrevue, Stéphane Boyer disait regarder de près les autres courses de son parti dans chacun des districts : « On a une équipe paritaire et diversifiée culturellement, et on espère livrer un conseil municipal représentatif de la population de Laval. »

Il sera assermenté samedi prochain, le 13 novembre 2021, le jour de son 34e anniversaire.

 

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