André Fortin ne fera pas le saut en politique fédérale

André Fortin est l’un des députés les plus respectés de l’opposition officielle à Québec, dont il est le leader parlementaire.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne André Fortin est l’un des députés les plus respectés de l’opposition officielle à Québec, dont il est le leader parlementaire.

Les rumeurs sur le saut en politique fédérale du député provincial André Fortin ne se sont pas confirmées : l’élu de Pontiac a décliné l’offre de l’équipe de Justin Trudeau pour reprendre la circonscription de William Amos.

M. Fortin a bel et bien été approché par les libéraux fédéraux, mais il a préféré rester en poste à Québec, indique-t-on dans son entourage.

Lundi, le Parti libéral du Canada (PLC) avait confirmé que le député sortant de Pontiac, William Amos, ne se représenterait pas. L’élu avait plongé son parti dans l’embarras plus d’une fois par son comportement lors de séances en vidéodiffusion des travaux de la Chambre des communes.

Le député André Fortin est quant à lui l’un des députés les plus respectés de l’opposition officielle à Québec, dont il est le leader parlementaire. Il avait d’ailleurs été pressenti en 2019 pour prendre la tête de la formation après le départ de Philippe Couillard, mais avait passé son tour pour consacrer plus de temps à sa famille.

Le député William Amos, qui s’est exhibé à ses collègues par erreur à deux reprises lors de séances parlementaires virtuelles, a annoncé dimanche soir sur Facebook qu’il ne se représenterait pas aux prochaines élections fédérales. Il dit avoir informé son chef plus tôt dans la journée.

Après une longue réflexion auprès de sa famille, il en conclut que « le moment n’est pas opportun de [se] lancer dans une autre campagne électorale », bien qu’il « ne ferme pas la porte à la politique dans l’avenir », écrit-il. « Je souhaite explorer d’autres pistes qui permettent un meilleur équilibre entre la vie personnelle et professionnelle », ajoute celui qui a été élu député de Pontiac pour la première fois en 2015.

Bourdes

En avril dernier, M. Amos avait fait les manchettes pour avoir été aperçu flambant nu lors d’une période de questions. Il disait alors qu’il se changeait après son jogging et n’avait pas compris que sa caméra était allumée, s’exhibant devant des centaines de collègues et le personnel des Communes. Il s’en était ensuite excusé.

Cette bourde de M. Amos avait été immortalisée dans une photo prise par le député bloquiste Sébastien Lemire, qui s’en est confessé publiquement et qui a offert ses excuses au principal intéressé et à la famille de ce dernier. M. Lemire avait aussi été rabroué par le président de la Chambre.

Un mois plus tard, M. Amos avait été aperçu en train d’uriner alors qu’il participait virtuellement aux délibérations de la Chambre. Il avait aussi alors présenté des excuses sur Twitter et avait annoncé qu’il se retirait temporairement de son rôle de secrétaire parlementaire du ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie. Le président de la Chambre, Anthony Rota, a blâmé William Amos pour ce deuxième incident, puisque les faits constituaient un « manquement grave aux règles de décorum et un affront à la dignité de la Chambre ».

Dans sa déclaration publiée dimanche, le député fédéral a rappelé brièvement son travail comme parlementaire. Il souhaite continuer de s’appuyer sur ses vingt années d’expérience dans le domaine du droit, de la politique et de l’environnement pour de nouvelles occasions permettant de servir le public.

« Bien que la politique soit un métier à la fois beau et difficile, ce n’est pas le seul moyen par lequel un changement progressif et transformateur peut être réalisé », a-t-il fait valoir.

Avec La Presse canadienne

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