L’exemple français

«Le gouvernement de M. Legault a, dans l’ensemble, fait un excellent travail face à la pandémie», écrit l'auteur.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne «Le gouvernement de M. Legault a, dans l’ensemble, fait un excellent travail face à la pandémie», écrit l'auteur.

Le gouvernement de M. Legault a, dans l’ensemble, fait un excellent travail face à la pandémie. Le désastre des premiers mois, ayant durement frappé les personnes âgées, surtout dans les résidences publiques et privées, ne lui était que partiellement imputable. L’indifférence des précédents gouvernements était notoire en la matière. Le premier ministre Legault n’a pas hésité à prendre des décisions rapides et efficaces pour limiter les dégâts, notamment en recrutant et en formant rapidement des préposés, et même en faisant appel à l’armée canadienne. Excellent leadership !

Quant aux services de vaccination, je peux témoigner de l’excellence de l’organisation. Il n’y a aucune excuse, sauf contre-indication médicale, de ne pas se faire vacciner pour contrer et éradiquer la pandémie. Mais justement…

J’invite le premier ministre Legault à faire autant preuve de leadership qu’au début de la crise en s’inspirant des mesures annoncées récemment par le président Macron. Ce dernier, d’une part, rend obligatoire la vaccination pour tout le personnel soignant et médical avec date butoir et conséquence claire aux récalcitrants : suspension d’emploi sans salaire. Notre gouvernement doit faire de même, sans délai. Il est établi que les personnes ayant contracté la COVID-19 dans les CHSLD et les résidences privées avaient principalement été contaminées par du personnel soignant. Résultats : des milliers de morts évitables.

Plus récemment, nous avons appris, notamment d’oncologues, que des patients hospitalisés avaient contracté la COVID-19 lors de leur séjour à l’hôpital et en étaient décédés. Seules sources de contamination possibles : des professionnels de la santé qui refusent, obstinément et sans motif raisonnable, de se faire vacciner. Il y a quand même des limites aux libertés individuelles ! Seule solution pour sauver des vies : contraindre. Ne pas agir relève de l’irresponsabilité quasi criminelle. Rien dans nos chartes de droit et liberté n’empêche une telle obligation dans les circonstances actuelles.

D’autre part, le président Macron a annoncé l’obligation de fournir une preuve de vaccination ou de test négatif pour la majorité des activités courantes (restaurants, spectacles, etc.) avec date butoir : 21 juillet pour les lieux de loisirs et de culture, début août pour les restos, etc. Résultats : dans les heures qui ont suivi, 1,3 million de Français ont pris rendez-vous pour se faire vacciner. J’invite notre premier ministre à s’inspirer du président Macron en imposant une date butoir pour l’exigence d’une preuve de vaccination.

Le message récent du ministre Dubé, qui annonçait l’imposition possible d’une preuve de vaccination si les conditions sanitaires l’exigeaient, est évidemment inefficace. Les récalcitrants trouveront toujours une excuse pour refuser de se faire vacciner ou pour procrastiner. Ce type de communication « molle » est à proscrire dans les circonstances. Plusieurs pays développés connaissent une recrudescence du nombre de cas de contamination et les variants se multiplient. Notre personnel soignant est à bout de souffle et les urgentologues crient à l’aide. Que faut-il de plus pour agir avec conviction ? ! La solution est connue et disponible. Il suffit de prendre les bonnes décisions pour atteindre l’immunité collective rapidement.

 

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