Les mérites d’une commission royale pour la prévention des pandémies

«Nous ne devons pas seulement réagir aux épidémies mortelles; nous devons être proactifs dans la prévention de telles pandémies», affirme l'auteur.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir «Nous ne devons pas seulement réagir aux épidémies mortelles; nous devons être proactifs dans la prévention de telles pandémies», affirme l'auteur.

De nombreuses questions ont été soulevées par le public, les politiciens et les médias sur le virus causant la COVID-19, les retards au Canada et les systèmes d’alerte mondiaux et bien d’autres.

Reconnaissant le coût incroyable sur les plans économique, médical et psychologique de cette pandémie et d’autres qui viendront, il est recommandé qu’une commission royale impartiale sur la prévention et la préparation aux virus soit établie.

Voici quelques-unes des questions à explorer par cette commission :

Les mesures de santé publique mises en œuvre, y compris les fermetures, les couvre-feux et les restrictions à la libre circulation au Canada, ont-elles été plus bénéfiques ou plus préjudiciables à la société dans son ensemble ?

Comment faire face aux pressions extrêmes que la COVID-19 a exercées sur le système de santé, faisant en sorte que les gouvernements ont élaboré des directives limitant l’accès aux soins intensifs, retardant des chirurgies vitales et le dépistage de maladies mortelles telles que le cancer ?

Comment évaluer objectivement les conséquences de la vaccination obligatoire et des passeports vaccinaux sur les droits et le bien-être individuels et collectifs ?

Quels soins devons-nous prodiguer aux 20 % estimés des personnes qui survivent à la COVID-19 et ont des complications légères à graves à long terme ?

Les laboratoires qui étudient les virus dangereux sont-ils suffisamment sécurisés et surveillés dans le monde entier ?

Les facteurs que la commission royale devrait étudier incluent ceux-ci :

Premièrement, les avantages des vaccins ont historiquement sauvé des vies et éradiqué des maladies telles que la variole et la polio. Bien que tous les vaccins aient des effets secondaires, les avantages l’emportent sur les risques. Pourquoi certaines personnes les rejettent-elles ?

Deuxièmement, le Canada et le monde doivent être alertés de l’éclosion de virus mortels en temps opportun, permettant une mise en œuvre rapide des mesures sanitaires.

Troisièmement, le système de santé doit être rendu plus robuste après des années de compressions. Trop de patients hospitalisés atteints de la COVID-19 ont été transférés dans des maisons de retraite, infectant d’autres des résidents et du personnel médical. Les gouvernements provinciaux ont rédigé des directives restreignant l’accès aux lits de soins intensifs.

Quatrièmement, alors que les États-Unis ont mandaté et aidé à financer le développement, l’approbation et la production de vaccins dans une période sans précédent de moins d’un an, le Canada a dû acheter des millions de vaccins sur le marché international dans un contexte de forte concurrence. De plus, le développement et la production au Canada de vaccins ont été déficients.

Nous ne devons pas seulement réagir aux épidémies mortelles ; nous devons être proactifs dans la prévention de telles pandémies.

Une commission royale doit être nommée pour s’assurer qu’une pandémie d’une telle ampleur ne se reproduise plus jamais.

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