Abolir les écoles privées pour agir contre le racisme

Au secondaire, quatre élèves sur dix fréquentent l’école privée à Montréal (39%) et à Québec (42%), déplorent les autrices.
Photo: iStock Au secondaire, quatre élèves sur dix fréquentent l’école privée à Montréal (39%) et à Québec (42%), déplorent les autrices.

L’éducation est le déterminant le plus important de la santé de la population. C’est un fait bien connu en matière de santé publique. Plus une population est instruite, plus ses membres sont en bonne santé et vivent longtemps. Une éducation de bonne qualité pour tous les enfants et les jeunes est donc un garant d’équité et de santé pour l’ensemble de la population.

Malheureusement, le système scolaire québécois est reconnu pour être le plus inégalitaire au Canada, entre autres à cause de la place importante qu’occupe l’école privée. Un élève québécois sur cinq (21,5 %) va au privé, comparativement à 7,8 % pour l’ensemble du Canada. Au secondaire, quatre élèves sur dix fréquentent l’école privée à Montréal (39 %) et à Québec (42 %). S’ajoute à cela le fait que 82,9 % des enfants issus de l’immigration de première génération vont à l’école publique et qu’il y a beaucoup plus d’élèves de groupes racialisés en milieux défavorisés (où la possibilité d’accéder aux écoles privées est difficile, voire impossible). Concrètement, cela signifie qu’en raison de notre système scolaire à deux niveaux, les plus aisés sur le plan socio-économique et ethnique reçoivent une meilleure éducation et vivent en moyenne en meilleure santé et plus longtemps que leurs homologues moins favorisés.

Les inégalités que ce système a entretenues au fil du temps viennent de s’aggraver avec la mauvaise réaction du ministre de l’Éducation à la pandémie de COVID-19.

Dans un récent projet de recherche sur la COVID-19 mené par la chaire Myriagone de l’Université de Montréal, on voit que les jeunes de 13 à 19 ans racontent des histoires très différentes sur leur expérience de la pandémie. Ceux des écoles publiques se sont sentis abandonnés par le système, lâché. Ils étaient pleinement conscients que la réponse du système éducatif à la pandémie leur laissait peu de possibilités d’apprentissage. Ils savaient également que leurs homologues du système privé prenaient de l’avance dans la vie étant donné les privilèges que le système scolaire privé leur offrait. En contrepartie, les jeunes des écoles privées ont raconté que, pendant la pandémie, leur scolarité s’était déroulée comme d’habitude : des journées remplies d’enseignement, de devoirs et de projets, comme avant la pandémie.

Un appel à l’audace

La recherche sur les iniquités sociales au Québec démontre que les citoyens québécois privilégiés sur les plans racial, ethnique et socio-économique ont accès à l’enseignement privé en raison de leur capacité de payer. Cela signifie que le racisme structurel commence, au moins en partie, avec notre système d’éducation à deux vitesses. Les gens, et particulièrement les jeunes du monde entier, dénoncent, par le biais du mouvement Black Lives Matter, le racisme systémique endémique dans nos pays. Ils demandent un changement — un monde meilleur et plus juste. Même notre premier ministre, M. François Legault, parle de la nécessité d’une évolution tranquille pour améliorer la condition des peuples racisés. Il a même créé un comité de travail pour traiter de la question. Il se dit pragmatique et cherche des solutions pragmatiques.

Nous lui proposons, ainsi qu’à la CAQ et à toute la population québécoise, de penser avec audace à la société que nous voulons construire au Québec après la pandémie. Une des solutions est simple : cesser d’investir des fonds publics dans l’école privée, obliger les écoles privées à accueillir davantage d’élèves en difficulté et provenant des milieux racisés et augmenter le financement des services aux élèves dans le réseau public. La mixité socio-économique et ethnique n’est pas seulement importante en matière de citoyenneté et de cohésion sociale, elle améliore les résultats de l’apprentissage pour tous.


 
69 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 17 juin 2020 00 h 56

    Sources?

    J'appuie l'argumentaire de cette lettre, mais m'interroge sur les sources utilisées par ses autrices.

    «Au secondaire, quatre élèves sur dix fréquentent l’école privée à Montréal (39 %) et à Québec (42 %).»

    Selon les données de la Banque de données des statistiques officielles sur le Québec, ce taux était en 2018-2019 de 25,6 % dans la région de la Capitale-Nationale (Québec) et de 33,6 % dans celle de Montréal. La situation est déjà assez déplorable comme cela sans en rajouter!

    • Pierre Grandchamp - Abonné 17 juin 2020 12 h 37

      @ M. Jodoin

      J'ai trouvé ces stats à plusieurs endroits. En voici un:https://avenues.ca/editoriaux/lecole-a-trois-vitesses/

      Il n'y a pas un gouvernement qui va oser s'attaquer au financement du privé. La CAQ a reculé avec la loi sur la laïcité en ne l'appliquant pas au privé.

      D'autre part, je me permets d'ajouter l'observation ci-dessous de M. Guy Rocher qui fut membre de la Commission Parent sur l'éducation.

      "Au Québec, on constate que « 90 % des élèves qui fréquentent une école privée sont dans un établissement favorisé », 10 % dans des écoles « moyennes » et aucun (0 %) dans une école défavorisée. Par contre, ce n’est que 6 % des élèves des écoles publiques qui ont la chance de fréquenter une école favorisée, tandis que 73 % se retrouvent dans des écoles « moyennes » et 21 % dans des écoles défavorisées. Il s’agit là d’un clivage social énorme, d’une injustice criante. Comparé à l’ensemble du Canada, le Québec est à cet égard plus inégalitaire que toutes les autres provinces canadiennes. Depuis quelques décennies, nous sommes collectivement coupables d’avoir gravement négligé nos écoles publiques, alors qu’on leur fait confiance dans le reste du Canada."
      https://www.ledevoir.com/opinion/idees/485676/une-profonde-reforme-s-impose-en-education

    • Mario Jodoin - Abonné 17 juin 2020 16 h 38

      M. Grandchamp

      Merci d'avoir trouvé cette source! Elle réfère à un document du Conseil supérieur de l'Éducation de 2016, qui lui-même cite une étude datant de 2013, portant sur une recherche tenue la même année auprès «d’un échantillon d’envergure nationale de parents d’élèves fréquentant les institutions d’enseignement privé du Québec, Sherbrooke». J'ai consulté cette recherche de 93 pages et n'ai pas trouvé cette mention!

      Je préfère ma donnée de 2018-2019, sans échantillon!

    • Claude Bariteau - Abonné 18 juin 2020 08 h 54

      M. Rocher présente ses constats d'un système scolaire à deux volets financé par l'État. L'article parle par contre de l'abolition du système privé et des commentateurs prônent l'abandon du financement du secteur privé.

      Dans ces propos, il manque les vues des parents, plus qu'un souci d'argent ou l’option d'un nivellement par le bas ou le haut. Ce plus est la valorisation de la formation scolaire. Lors de la Révolution tranquille, cette valorisation était en hausse et ciblait les enfants des familles canadienne-françaises paupérisées par rapport à celles nanties.

      Le système créé chercha à répondre aux deux. Comme l'éducation concernait les deux, le choix fut d'en créer un public sans négliger le privé. C'est toujours ainsi, sauf que la valorisation de l'éducation s'est émoussée. Les familles moins nanties recherchent l'équivalent chéri par les familles plus nanties avec, pour conséquences, des modifications qui se sont introduites dans le volet public et une tendance à privilégier le volet privé en négligeant la valorisation.

      C'est ce qui manque dans la citation de M. Rocher, qui fut un promoteur d'une éducation de qualité au Québec. Il le fit au moment où il y avait un engouement pour la qualité. Cet engouement n'est plus comme avant, car sen furent introduits d'autres financièrement, socialement et politiquement.

      Dis autrement, l’éducation se déploie dans un univers de référence qui la promeut au point d’en faire une activité exemplaire. Dès qu’il y a une dérive –et il y en eut–, l’éducation devient une affaire qui s’assimile aux éléments sociétaux que sont les clivages sociaux-économiques et l’importance accordée à d’autres activités.

      En clair, revaloriser l’éducation nécessite une vision collective. Hier, elle référait à la promotion des Canadiens français. Aujourd’hui, elle doit référer à tous les habitants du Québec dans une approche citoyenne. C’est ce qui manque et ne peut exister qu’avec un État indépendant.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 18 juin 2020 10 h 19

      @ M. Bariteau,
      Partie 1

      Jusqu’à la Révolution tranquille, nos ancêtres avaient dévolu l’Éducation à l’Église. Alors des religieux(euses) ont tenu des institutions privées pour l’enseignement supérieur :séminaires(collèges classiques), juvénats, scholasticats, couvents, écoles normales, instituts familiaux. Même les recteurs d’universités étaient des religieux.

      Je ne suis pas de ceux qui jettent le bébé avec l’eau du bain. J’ai été formé par un collège classique privé tenu par des religieux (je fus confrère du regretté Bernard Landry). Avec la démocratisation de l’enseignement, l’Église a obtenu un privilège : ses institutions demeureront privées mais subventionnées. Elles sont maintenant dirigées par un OSBL.

      Je fus le premier laïque à enseigner au secondaire public à l’école secondaire St-Francois de Berthierville, en septembre 1960, au moment où le Frère Untel publiait ses Insolences.J'ai oeuvré 33 ans au secondaire public.J’ai vécu la *révolution* en éducation. J’ai vu de nombreux jeunes se rendre à l’université par le système public. Des jeunes issus de milieux pauvres et très modestes.

      Je ne suis pas sociologue. Je vous domme mon point de vue du haut de mes 80 ans et demi En 1998, les commissions scolaires passeront de confessionnelles à linguistiques; en 2005, l'enseignement religieux disparaîtra du curriculum. Notre société est moins homogène. Notre société a vécu une certaine érosion sociale : on le voit avec les difficultés de notre DPJ, l’éclatement de la famille, nos personnes âgées trop souvent sans visite dans les CHSLD et les RPA.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 18 juin 2020 10 h 43

      @ M. Bariteau,
      Partie 2

      Depuis plus ou moins 25 ans, j’ai senti, dans mon milieu, une tendance des parents à envoyer leurs jeunes davanatge au privé pour contrer la perte de ce cadre social qu’il y avait naguère avec la famille, la religion, l’école confessionnelle.

      M. Bariteau, nous avons maintenant un système non pas à deux volets mais à trois volets.

      Depuis une vingtaine d’années, nos écoles publiques ont développé des programmes particuliers pour contrer cet exode vers le privé : sports études, programme international,…etc.

      Ainsi, en région, des écoles bien situées écrèment les écoles publiques hors centre avec des bons élèves. Et même dans les villes.

      Résultats. si vous enseignez, au secondaire, dans une école publique, dans une classe ordinaire(expurgée des élèves partis au privé et des élèves aux programmes particuliers), votre classe est *extraordinaire* bourrée d’élèves avec des retards et/ou avec difficultés d’apprentissage, d’adaptation). Imaginez à Montréal en y ajoutant les élèves dont le français n'est pas la langue maternelle..

      Facile à comprendre : les élèves motivés, talentueux dans un milieu stimulent les autres.C'est comme dans le sport!

      Personnellement, je favorise la fin des subventions au privé; mais aucun gouvernement n'osera. D’ailleurs, je n’ai jamais accepté cette décision de la CAQ d’exonorer le privé de la loi sur la laïcité.D'ailleurs, hors Québec, il n'y a pas ou il y a peu de subvention au privé.

      Pierre Grandchamp

    • Pierre Grandchamp - Abonné 18 juin 2020 11 h 03

      L'Indice de défavorisation ou non d'une école est basé sur 2 critères:

      L’indice SFR correspond à la proportion des familles avec enfants dont le revenu est situé près ou sous le seuil de faible revenu. Le seuil de faible revenu est défini comme le niveau de revenu selon lequel on estime que les familles consacrent 20 % de plus que la moyenne générale à la nourriture, au logement et à l'habillement.

      L'indice IMSE, qui est constitué de la proportion des familles avec enfants dont la mère n'a pas de diplôme, certificat ou grade (ce qui représente les deux tiers du poids de l'indice) et de la proportion de ménages dont les parents n'étaient pas à l'emploi durant la semaine de référence du recensement canadien (ce qui représente le tiers du poids de l'indice).
      …………………………………………………………………………………

      Le Ministère classe les écoles ayant des déciles de 8,9,10 à l’indice IMSE comme défavorisées; ces écoles bénéficient de plus de services.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 18 juin 2020 12 h 23

      En conclusion à M. Bariteau,

      Les écoles « moyennes » et « défavorisées » sont fréquentées par des enfants vivant dans un milieu défavorisé. Comme le souligne le CSE "en caractères gras : « Les élèves des milieux défavorisés sont ceux pour qui l’enrichissement de l’expérience scolaire a les effets les plus importants. » -Guy Rocher_https://www.ledevoir.com/opinion/idees/485676/une-profonde-reforme-s-impose-en-education

      Donc, dans certaines écoles et dans certaines classes, on y trouve non seulement des élèves venant de milieux défavorisés; mais aussi l'absence de bons élèves qui auraient dû fréquenter cette école ou cette classe pcq ils sont au privé ou dans un programme particulier au public.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 18 juin 2020 12 h 57

      En conclusion à M. Bariteau. A chaque automne, le JdM publie les données de l'Institut Fraser sur les résultats, par école, suite aux examens du MEQ, l'année précédente. Je suis toujours frappé. Je vous donne un exemple, dans ma région, aux dernières données.

      EHDAA=handicapés,difficultés d’adaptation et/ou d’apprentissage


      % retards % EHDAA % d’échecs

      École privée A 1,8% 9,3% 7,1%

      École privée B 2,1% 11,5% 5,4%

      Certaines écoles publiques sans programmes particuliers

      École publique C 34,7% 41,9% 32,3%

      École publique D 31,4% 41,8% 39,4%

    • Claude Bariteau - Abonné 18 juin 2020 13 h 42

      M. Grandchamp, je partage votre idée d'un système à trois volets. Je l'incluais dans les dérives sans le dire clairement. Par contre, je ne partage pas votre lecture de l'hsitoire de l'enseignement et le rôle des ancêtres. Les premières écoles sous le régime britannique furent de langue anglaise et religieuses, puis religieuses à la demande du clergé pour éduquer une élite de remnplacement dans le système d'Indirect rule prisé dès 1774 par les Britanniques. L'élection en grand nom de parlementaires patriotes favorisa la création d'écoles publiques, ce qui vexa le clergé dns sa pseud-mission salvatrice.

      L'écrasement des Patriotes alla de pair avec l'abolition de ce système public. Le clergé, qui contribua à cet écrasement, chercha à reprendre le contrôle avec ùmgr Bourget de l'éducation dans la section est du Canada-Uni. Il y parvient en 1844 et, grâce à l'appui du milieu d'affaire canadien-français de Montréal, il y parvient et recruta des religieux en Europe, notamment en France auprès des diverses communautés.

      Le clergé appuya la création du Dominion of Canada tout comme les conservateurs et obtin, en retour, le contrôle de l'éduction au Québec peu après 1867. C'est de ce système que vous êtes devenu un enseignant. Et c'est de la Révolution tranquille qu'il fut transformé tout en conservant un volet privé et un sous-volet petit-bourgeois au sein du volet public.

      Cela dit, je partage votre idée de mettre fin aux subventions du secteur privé. Ça ne peut se faire, selon moi, que dans un réalignement valorisant l'éducation de qualité pour tous avec les exigences que cela comporte, c'est-à-dire une vision citoyenne.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 18 juin 2020 14 h 18

      M. Bariteau, je vous remercie pour votre mise au point au plan historique.Oui, nos ancêtres ont brûlé leurs écoles pour ne pas payer de taxes : « La guerre des éteignoirs ».

      En juin 1960, Jean Lesage et le PLQ prenaient le pouvoir, En septembre 1960, sortait le célèbre essai : « Les Insolences du Frère Untel ». Moi, j’arrivais dans ce décor….J ’ai, donc, fait partie des chanceux qui ont vécu toutes ces belles pages de la Révolution tranquille; quand tout était possible…ou presque.

      Le Frère Untel y écrivait:"Ici, au Québec, nous ne sommes guère que la 2e génération à savoir lire et écrire. Et encore nous lisons fort peu et nous écrivons plus ou moins joual". Pus loin, il écrit:"En vérité, j'arrive de loin, je ne suis qu'un Frère enseignant, autant dire un prolétaire de la sainte Église…. « Le département de l’Instruction publique a été créé, il y a un siècle, pour éviter la *protestantisation* et l’anglicisation ».

      Quand je veux expliquer la Révolution tranquille aux plus jeunes, je leur dis:"Prenez la date d'ouvertures de toutes les écoles secondaires publiques actuelles de votre région.Sauf exceptions, elles ont été inaugurées après 1960.Or, qui s'instruit s'enrichit."

    • Pierre Grandchamp - Abonné 18 juin 2020 16 h 22

      Pour être plus clair:

      % retards % EHDAA % d’échecs

      École privée A: 1,8% d'élèves avec retard....9,3% EHDAA................. 7,1% d'échecs

      École privée B 2,1% avec retard......11,5% EHHAA........................... 5,4%d'échecs

      Certaines écoles publiques sans programmes particuliers

      École publique C : 34,7% avec retard...... 41,9% EHDAA............ 32,3% d'échecs

      École publique D: 31,4% d'élèves avec retard.... 41,8% EHDAA......39,4% d'échecs

    • Claude Bariteau - Abonné 18 juin 2020 16 h 41

      Des ancêtres ont brulé les écoles primaires parce que le gouvernement du Bas-Canada a cessé de les financer en 1834, ce qui s'est transformé en des taxes imposées par la clique au pouvoir qui contrôlait le Conseil législatif et le Conseil exécutif, dont les membres n'étaient pas élus, qui s'opposaient, comme le clergé, au choix politique des Patriotes.

      Par la suite, il y eut la suspension puis l'abolition du parlement suivies de la créaiton du Canada-Uni avec l'appui du clergé et la collaboration de La Fontaine et les patriotes qui ont préféré s'allier aux détenteurs du pouvoir. C'est ce qui explique ce qu'est devenu l'enseignement sous contrôle religieux de 1844 à 1960, mais surtout l'enclavement de la populationdu Bas-Canada dans le Canada-Uni puis le Dominion of Canada alors que plus de 900 000 personnes ont quitté le territoire du Québec pour des emplois aux États-Unis, ce que firent aussi des Irlandais arrivés à Québec qui n'étaient pas embauchés par les entrepreneurs britanniques de Montréal et de Québec bien que ces derniers les préféraient aux Canadiens-français et aux Autochtones.

      L'éducation fournie par le clergé visait à assurer la reproduction et le contrôle de l'élite locale. Le système actuel à trois volets poursuit cette vision dont les victimes sont issues des milieux défavorisés.

  • Nadia Alexan - Abonnée 17 juin 2020 06 h 48

    La justice sociale commence par l'égalité des chances.

    Merci aux auteurs, Katherine Frohlich et Bärbel Knäuper. Vous avez cerné un des problèmes les plus importants, notre système d’éducation à deux vitesses, un pour les riches et l'autre pour les pauvres.
    Effectivement, il faut corriger ces inégalités contre les pauvres et les plus démunis. Il faut arrêter de subventionner l'école privée et mettre ces fonds dans les écoles publiques en leur fournissant les ressources qu'elles manquent.

    • Cyril Dionne - Abonné 17 juin 2020 09 h 47

      Pourquoi merci encore une fois Mme Nadia Alexan? Il n’y pas d’écoles privées en Ontario et pourtant on rencontre les mêmes problèmes qu’au Québec en ce qui concerne les conditions socioéconomiques entre les riches et les pauvres. Les taux de diplomation des Ontariens sont identiques aux étudiants pauvres du Québec. Idem pour les étudiants venant de familles riches. En Ontario, le taux de décrochage est aussi élevé, mais on masque les données en faisant passer les élèves même s’ils n’ont pas atteint les normes qui conduisent à l’obtention d’un diplôme. Pourquoi? Parce que cela est très dispendieux pour le système scolaire de garder des étudiants une année de plus à l’école. Pardieu, j’y ai enseigné pendant plus de 25 ans pour comprendre que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs.

      Pire encore, ils ont essayé, suite à une demande des parents d’une certaine couleur, d’avoir des écoles réservées exclusivement pour leurs enfants. La prémisse à l’obtention de ces écoles qui avaient été accordées par le gouvernement ontarien, se basait théoriquement sur un taux de réussite qui devrait être meilleur sans l’apanage des autres cultures autour d’eux. Eh bien, en 2020, ces écoles ontariennes sont un échec total et ces enfants réussissaient beaucoup mieux lorsqu’ils étaient dans une école mixte. Et il faut le dire, ces écoles sont exclusives à ces élèves d’une certaine couleur et les autres enfants ne peuvent y aller. La ségrégation volontaire, un autre phénomène de notre temps.

      On met fin aux subventions aux écoles privées au Québec et on ne verra aucune amélioration en ce qui concerne les pauvres. Les riches vont s’agglutiner dans des quartiers huppés aux écoles publiques, Outremont oblige. Les privilégiés socio-économiquement parlant, auront leur propre école publique payée à 100% par les contribuables tout comme en Ontario. Qui pourra se payer une maison de 500 000$ et plus pour vivre dans ces quartiers?

    • romain Thibeault - Abonné 17 juin 2020 10 h 43

      On pourrait également modifié notre système scolaire pour équilibre la qualité de l'enseignement au public versus celle du privé... Je n'ai rien contre l'école privé puisque selon les auteurs elle prépare mieux les jeunes pour leur avenir. Pourquoi ce degré de qualification ne pourrait-il pas se faire dans nos écoles publics... Merci.

    • Marcel Vachon - Abonné 17 juin 2020 10 h 59

      Je suis d'accord avec votre opinion. Je crois que le financement gouvernemental de 60% devrait passer à 40%, à raison de 2% annuellement et transférer directement ces 2% aux écoles publics pour aider ces dernières. Ce transfert graduel ne viendrait pas tuer l'école privée qui a sa raison d'être.

    • Nadia Alexan - Abonnée 17 juin 2020 12 h 37

      À monsieur Cyril Dionne: Un système d'éducation à deux vitesses, un pour les riches et l'autre pour les pauvres ne peut pas conduire à l'égalité des chances, d'ailleurs comme un système de soins de santé à deux vitesses qui ne tient pas la route. Il faut mettre l'argent des contribuables dans un système égalitaire qui peut aider tous nos enfants à atteindre le plus haut sommet de leur capacité.
      La première chose que la Finlande a entreprise pour améliorer son système d'éducation, elle a aboli ses écoles privées. Le résultat est reluisant. Aujourd'hui, la Finlande se distingue par le meilleur système d'éducation au monde. Le pays scandinave obtient, depuis plusieurs décennies, d'excellents résultats scolaires au niveau national et mondial. Le taux d’élèves qui obtiennent leur diplôme d’études secondaires est de 99,7 %.
      https://fr.businessam.be/7-raisons-pour-lesquelles-la-finlande-le-meilleur-systeme-educatif/

    • Cyril Dionne - Abonné 17 juin 2020 14 h 27

      Chère Mme Alexan,

      « Le taux d’élèves qui obtiennent leur diplôme d’études secondaires est de 99,7 %. »

      Et combien font des études postsecondaires en Finlande? Comme enseignant, la Finlande n’est pas une marche à suivre avec la moitié de la population du Québec et qui en pente descendante selon les tests internationaux de PISA. Elle vit maintenant l’immigration de masse et les nouveaux arrivants échouent lamentablement le cursus scolaire. Le Québec d’aujourd’hui, lui est de loin supérieur en littératie, numératie et sciences. Pour comprendre, il faut avoir enseigné au primaire et au secondaire et savoir lire les données de PISA.

      https://gregashman.wordpress.com/2017/11/13/stop-going-on-about-finland/

    • Nadia Alexan - Abonnée 17 juin 2020 17 h 32

      À monsieur Cyrille Dionne: Lisez attentivement le commentaire de Pierre Grandchamp si-dessus et sa citation de Guy Rocher, l'auteur de la Commission Parent: «Il s’agit là d’un clivage social énorme, d’une injustice criante. Comparé à l’ensemble du Canada, le Québec est à cet égard plus inégalitaire que toutes les autres provinces canadiennes».
      Il ne faut pas faire de l'aveuglement volontaire.

  • Hélène Lecours - Abonnée 17 juin 2020 07 h 11

    Le financement des écoles privées

    Ça fait longtemps que le bas blesse à cet endroit et que nous le savons...de loin. C'est comme pour les CHSLD. Nous le savions...de loin. Les gouvernements ne voulaient pas vraiment corriger cette situation. Qu'est-ce que ça va prendre pour que le financement en éducation soit mieux et plus justement réparti ? Puisque tout est affaire de financement, ou presque. Les riches n'ont-ils pas parqué les "pauvres" tous ensemble dans des écoles à moindres coùts où on les laisse un peu se débrouiller tout seuls? Puis, ne se sont-ils pas octroyé une petite chasse-gardée pour leurs enfants? Et c'est sans compter les écoles confessionnelles, parfois connues pour ne pas enseigner autre chose que la religion et que l'on finance allègrement sans trop voir aux résultats.

  • Hélène Lecours - Abonnée 17 juin 2020 07 h 11

    Le financement des écoles privées

    Ça fait longtemps que le bas blesse à cet endroit et que nous le savons...de loin. C'est comme pour les CHSLD. Nous le savions...de loin. Les gouvernements ne voulaient pas vraiment corriger cette situation. Qu'est-ce que ça va prendre pour que le financement en éducation soit mieux et plus justement réparti ? Puisque tout est affaire de financement, ou presque. Les riches n'ont-ils pas parqué les "pauvres" tous ensemble dans des écoles à moindres coùts où on les laisse un peu se débrouiller tout seuls? Puis, ne se sont-ils pas octroyé une petite chasse-gardée pour leurs enfants? Et c'est sans compter les écoles confessionnelles, parfois connues pour ne pas enseigner autre chose que la religion et que l'on finance allègrement sans trop voir aux résultats.

  • Roxane Bertrand - Abonnée 17 juin 2020 07 h 30

    Améliorer les choses

    À lire ce texte, pour améliorer les choses au mieux, il faudrait fermer l'école publique et financer à 100% l'école privée. L'école publique n'arrive pas à s'organiser pour livrer la marchandise.

    La ségrégation se fait également dans les écoles publiques car il s'agit d'école de quartier. Les enfants plus pauvres vivent dans les mêmes quartiers et donc vont dans les mêmes écoles. À moins d'obliger les gens à vivre tous dans des demeures de mêmes valeurs, vivant avec tous le même salaire, cette ségrégation sera présente.

    Pour l'avenir de la société, il serait très important de niveler vers le haut et pas vers le bas.

    • Philippe Chartrand - Abonné 17 juin 2020 08 h 14

      Si l'école publique avait les moyens de ses ambitions le nivellement serait vers le haut ou dit plus simplement si les montants aloués aux écoles privées étaient versés aux écoles publiques "l'école publique pourrait livrer la marchandise" (quelle analogie misérable pour parler d'élèves et d'éducation). De plus, les quartiers ne sont pas si homogènes que ça (où en général les habitations ont des valeurs similaires...), surtout à l'échelle des écoles secondaires qui déservent un grand territoire bien moins homogène que les écoles primaires.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 17 juin 2020 08 h 31

      C'est pourtant pas compliqué.

      Prenons plutôt l'argent public que l'on donne en subvention aux écoles privées et investissons-le dans le système public d'éducation.

      Pour l'avenir de la société, il serait important de niveler dans le sens d'égaliser, comme le définit le dictionnaire Le Petit Robert.

      Il faudrait en finir une fois pour toute avec ces privilèges scandaleux.

    • Bernard Terreault - Abonné 17 juin 2020 08 h 35

      Roxane Bertrand a au mois un bon point. Niveler PAR LE HAUT plutôt que par le bas. Mieux financer le public, lui donner du prestige.

    • Pierre Fortin - Abonné 17 juin 2020 10 h 47

      Il faut voir les choses comme elles sont et préciser que l'État ne finance au rabais qu'à ± 65% l'école privée, le reste étant assumé par les parents qui ne sont pas tous aisés mais qui sont concernés par l'éducation de leurs enfants et disposés à faire cet effort. Évaluez seulement ce qu'il en coûterait de fermer les écoles privées et si le gouvernement serait en mesure d'absorber cette clientèle dans le réseau public.

      Mais s'en prendre à l'école privée, où l'on réussit mieux parce qu'on y cultive l'excellence, permet de camoufler les lacunes de l'école publique laissée sans direction pédagogiue véritable, avec des ministres qui se succèdent aux 18 mois et un corps enseignant dont 40% est à statut précaire. La taille réduite et la constance de l'école privée en font un milieu à échelle humaine et de loin plus propice à l'éducation.

      On dénigre volontiers alors qu'on devrait plutôt s'inspirer de ce qui se fait de mieux pédagogiquement au privé plutôt que de penser "marketing" et espérer le concurrencer en inventant des secteurs d'élite, du genre sports-arts-études ou école internationale, qui ne servent qu'à écumer les classes régulières.

      L'appel à l'audace de mesdames Frohlich et Knäuper invite à réduire d'abord les iniquités sociales; serait-ce dire que si on était assez riche, on enverrait tous nos enfants au privé ? Or le Québec consacre déjà 24,4 milliards $ à l'éducation. Qui peut dire que cet argent est bien investi et que l'administration du système est bien orientée sur la réussite des élèves. Il faut voir les bévues de l'enseignement mises en évidence par le confinement pour ce qu'elles sont, une faillite.

      Les conclusions des derniers États généraux de l'éducation (1995) ont été détournés au profit d'une gestion administrative axée sur le déficit zéro. Il est temps de remettre le système à plat et de préciser ce que nous attendons de cette institution vouée à l'éducation.

      Qu'attendons-nous de l'école québécoise ?

    • Marc Pelletier - Abonné 17 juin 2020 12 h 03

      Chapeau Mme Roxane Bertrand '

      " Niveler par le haut et non par le bas " : un petit bijou !

      En periode de pandémie, nous avons eu la désagréablement démonstration qui est venue confirmer ce que nous savions déjà : l'école publique n'arrive plus à s'organiser pour livrer la marchandise à nos enfants
      Est-ce la faute du ministre, du ministère, des syndicats en négociation, des professeurs peu motivés ou encore de parents ? Je ne saurais répartir le blâme adéquatement et là n'est pas la question.

      Au Québec, on a choisi d'investir dans le béton plutôt que dans l'humain : ça crève les yeux lorsque l'on pense aux enfants et aux aïnés.

      Oui,
      - il faut investir plus d'argent dans les écoles publiques,
      - il faut un meilleur ratio professeur-élèves
      - il faut plus de spécialistes au public
      - il faut reconnaître, dans la collectivité, le rôle majeur des enseignants
      - il faut aussi réussir à élever le niveau d'engagement des enseignants
      - il faut aussi que leurs voix soient entendues, non seulement au niveau des syndicats et de la bureaucratie, mais aussi au niveau décisionnel ; j'ajoute aussi celles des parents
      - il faudra aussi mesurer les résultats et en rendre compte, en toute transparence, auprès de la population.

      Ces mesures avec lesqu'elles il y a urgence d'agir ne manqueront pas de faire en sorte que la qualité des résultats sera en hausse dans le système de l'école publique au Québec.

      Tant que cette marchandise de qualité ne sera pas livrée, je crois qu'il serait nocif et contre-productif de fusionner l'école privée avec l'école publique, car ce serait " niveler par le bas alors qu'il faut niveler par le haut ".

      Il ne faut pas oublier que : " Un tien vaut mieux que deux tu l'auras ".

      Nous savons tous que l'école privé forme, avec moins de contraintes et plus de motivations, nos jeunes qui se retrouvent mieux outillés pour affronter les défis qui les attendent.

      L'école privée subventionnée doit continuer à jouer son rôle tant et aussi

    • Marc Pelletier - Abonné 17 juin 2020 12 h 21

      Partie 2

      L'école subventionnée doit continuer à jouer son rôle tant et aussi longtemps que l'école publique n'aura pas atteint le même niveau de qualité, à la sortie du secondaire.

      Tant pis, si pour y arriver, l'école doive être priorisée au béton : une grande quantité de parents ont choisi le privé pour leurs enfants même s'ils ont dû " se serrer la ceinture jusqu'au dernier trou ". Bien sûr, ils l'ont fait dans le silence, sans manifestation,, mais ils comprenaient fort bien que ce choix ( " Fais ce que doit " ) était un incontournable .

    • Pierre Grandchamp - Abonné 17 juin 2020 13 h 20

      @ Mme Bertrand

      "Niveler vers le haut" en abolissant les subventions au privé. Hors Québec, le privé est peu ou pas subventionné. Pourquoi on applique la laicité au public pis pas au privé? Un prof au collège Brébeuf est tout aussi en autorité qu'un prof à l'école publique Henri-Bourassa. Une injustice par dessus une autre.

      Despuis environ 20 ans, pour contrer l'exode, le public a instauré des concentrations: programme international, sports études....etc. Ce qui fait que si vous enseignez dans une classe *normale*........surtout à Montréal.

      https://www.ledevoir.com/societe/education/516933/education-les-devoirs-du-ministre-proulx
      -La Commission scolaire de Montréal rappelle qu’elle n’est pas comme les autres : plus des deux tiers des élèves viennent de milieux défavorisés, plus de 50 % d’entre eux n’ont pas le français comme langue maternelle et un élève sur quatre a des besoins particuliers. C’est ici aussi que les écoles ont le plus grand déficit d’entretien".

    • Pierre Grandchamp - Abonné 18 juin 2020 08 h 15

      @M. Pierre Fortin

      Il ne faut pas abolir les écoles privées. Mais abolir leurs subventions.

      Les écoles secondaires publiques, dans ma région seraient capables d'absorber la clientèle des écoles privées, si on fermait ces dernières.
      Dans les années 70, avec l'arrivée des baby boomers, nos écoles publiques accueillaient BEAUCOUP plus d'élèves.Le double du nombre actuel.

    • Pierre Fortin - Abonné 18 juin 2020 10 h 10

      Monsieur Grandchamp,

      Vous jouez sur les mots quand vous dites « Il ne faut pas abolir les écoles privées. Mais abolir leurs subventions. » Abolir les subventions aux écoles privées revient tout simplemnt à les obliger à fermer. C'est que vous n'y allez pas de main morte.

      Refaites vos calculs concernant ces subventions en vous basant sur la subvention par élève et vous découvirez que, sur ce plan, l'élève du public est fortement favorisé comparativement à celui du privé. Comment se fait-il alors qu'avec un tel avantage le public affiche des résultats aussi décevants. Pourquoi l'école publique n'arrive-t-elle pas à cultiver l'excellence aussi bien qu'au privé ? La raison ne tient pas à la seule subvention, mais à l'intention pédagogique originale qui se perd dans des méandres administratifs comme un oued s'assèche dans le désert avant d'atteindre la mer.

      Le débat public-privé dans le monde scolaire n'a pas évolué depuis des décennies, c'est encore et toujours le même conflit idéologique et le texte de mesdames Frohlich et Knäuper n'apporte rien de neuf, sinon d'introduire un élément de racisme fort populaire par les temps qui courent, mais qui ne fait qu'embrouiller les choses.

      Ce que je déplore surtout, c'est que le véritable débat sur l'école publique n'est jamais vraiment engagé et qu'il se perd dans des disputes stériles chaque fois qu'il pointe le bout de son nez. Qu'attendez-vous de l'école québécoise M. Grandchamp ? C'est de cette question qu'il nous faut partir.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 18 juin 2020 16 h 30

      @M. Pierre Fortin

      Hors Québec, les écoles privées sont peu ou pas subventionnées.Ce n'est pas idéologique: c'est la réalité!

      Sans les subventions, il y aurait encore des écoles privées, comme en Ontario.Conme il y a des gens qui paient pour avoir des services privés en santé. Pourquoi ne pas subventionner en santé et le faire en éducation?

      Je vous invite à lire plus haut mes réflexions en réponse à M. Bariteau.Cela va répondre à vos questions.En tout respect!

    • Daniel Trottier - Abonné 18 juin 2020 18 h 09

      @ Pierre Grandchamp

      La réalité : le Québec n’est pas la seule province au Canada à subventionner des écoles privées. Au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique (CB), les subventions du gouvernement couvrent de 40 % à 50 % des coûts des écoles privées. En Ontario, les écoles catholiques sont subventionnées à 100 %. Au Québec, la subvention couvre 60 % des services éducatifs d’un élève. La CB compte au moins autant d'élèves au secteur privé que le Québec.
      L'idéologie, je vous la laisse.

    • Pierre Fortin - Abonné 18 juin 2020 19 h 15

      Monsieur Grandchamp,

      Visiblement nous ne parlons pas des mêmes choses. Vous me parlez de subventions, de solutions et de moyens, alors que je vous parle de centrer l'école sur l'éducation, le problème à la base et la raison d'être du système qui ne remplit pas sa mission.

      Et c'est bien, il me semble, ce à quoi qu'il nous faut réfléchir avant tout.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 18 juin 2020 20 h 17

      @M Daniel Trottier

      En Ontario, les écoles catholiques sont DES ÉCOLES PU'BLIQUES.

      Si ma pensée est idéologique, il faudra en parler au Conseil supérieur de l'Éducation(2016). Ainsi qu'au sociologue émérite Guy Rocher de la célèbre Commission Parent

    • Pierre Grandchamp - Abonné 18 juin 2020 20 h 27

      M. Trottier, je vous invite à lire ce qu'en disait le très IDÉOLOGUE Conseil supérieur de l'éducation, en 2016:"

      "De plus, c’est au Québec que la proportion d’élèves allant à l’école privée est la plus importante au Canada, à 21,5 pour cent, contre 7,8 pour cent pour l’ensemble du Canada. L’école privée est subventionnée au Québec alors qu’elle ne l’est pas ou peu dans les autres provinces." https://lactualite.com/actualites/rapport-du-conseil-superieur-de-leducation-inegalites-entre-ecoles-au-quebec/

      Je le répète: en Ontario,les écoles catholiques sont des écoles publiques. Comme ici, naguère, il y avait des écoles protestantes. Quand c'est subventionné à 100%, on m'a toujours expliqué que c'était public.Était-ce de l'idéologie?

      En tout respect!