Pourquoi tant de cas au Québec?

Le Québec a aujourd’hui plus de 35 000 cas de COVID-19 diagnostiqués; c’est plus de la moitié des cas au Canada.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le Québec a aujourd’hui plus de 35 000 cas de COVID-19 diagnostiqués; c’est plus de la moitié des cas au Canada.

Le Québec a aujourd’hui plus de 35 000 cas de COVID-19 diagnostiqués ; c’est plus de la moitié des cas au Canada. En date du 7 mai, nous comptions 2631 décès. Derrière chacun de ces décès, il y a des proches qui ont souffert et qui souffrent encore, d’une peine qui n’est qu’augmentée par le fait de n’avoir pu être présent et dire au revoir. Si chacun de ces décès est un décès de trop, nous avons le devoir moral de faire ce que nous pouvons pour limiter autant que possible l’augmentation de ce nombre. Ce nombre est un drame pour le Québec, mais soulève aussi des questions. Pourquoi le Québec et pas l’Ontario ou la Colombie-Britannique ? Qu’avons-nous fait différemment ?

Depuis des semaines, nous avons essayé de justifier pourquoi le Québec avait plus de cas. Nous avons dit que c’était à cause de la semaine de relâche qui était arrivée plus tôt au Québec. Soit, cela fait près de deux mois maintenant que ces vacanciers sont revenus et que le Québec est « sur pause ». Nous avons reproché au gouvernement fédéral d’avoir laissé les frontières ouvertes trop longtemps. Mais comment le Québec en aurait-il été plus affecté que les autres provinces ? Il y a plus de vols qui arrivaient à Toronto qu’à Montréal, mais c’est Montréal qui est l’épicentre de cette pandémie au pays.

Il y a certes des particularités au système de santé québécois qui ont probablement contribué à la propagation. Pensons notamment au personnel des agences qui travaille dans plusieurs établissements. Le Québec a aussi une proportion de personnes âgées vivant en résidence beaucoup plus élevée que partout ailleurs au pays.

Par contre, il y a aussi des éléments qui auraient pu permettre de croire que la propagation serait plus freinée au Québec qu’ailleurs au pays.

Le Québec a été le premier à déclarer l’état d’urgence sanitaire et le confinement y a été radical. Contrairement à l’Ontario, le Québec a fermé les chantiers de construction et interdit les visites immobilières, créant du coup des problèmes pour ceux cherchant à se reloger. Des données de Google ont montré que les Québécois étaient ceux qui avaient le plus limité leurs déplacements en Amérique du Nord. Le premier ministre François Legault a d’ailleurs félicité le peuple québécois de sa docilité. Une étude a aussi montré que le Québec avait à la mi-mars un R0 de 5,37, soit un des plus élevés au monde avec l’État de New York. Ce R0, soit le nombre moyen de personnes contaminées par une personne infectée, serait aussi descendu jusqu’à près de 1, soit l’une des diminutions les plus importantes, comparativement aux autres pays étudiés. Oui, les Québécois écoutent les conférences de presse de 13 h et la grande majorité d’entre eux obéissent. Mais voilà, il y a un message qui reste assez constant depuis le début et qui vient contrecarrer nos efforts : celui que le masque serait inutile.

La réalité est que, les stocks étant limités, il faut utiliser les ressources de la façon la plus efficace possible. Cela semble effectivement plus efficace de les réserver pour les professionnels de la santé, qui sont plus exposés au virus. M. Arruda nous dit depuis le début que le port d’un masque ne sert à rien. Résultat : peu de gens en portent.

Pendant ce temps, certains États, comme la Corée du Sud, ont rendu obligatoire le port du masque dans plusieurs environnements, tels que les transports en commun et les commerces. Il fait partie de la stratégie de déconfinement de la France. Il est mal vu de faire son épicerie sans masque en Floride. Les tutoriels de confection de masques artisanaux pullulent sur les réseaux sociaux. Le port du masque pourrait représenter le moyen le plus efficace de freiner la pandémie au Québec. La propagation communautaire est bien établie.

Au cours des dernières semaines, nous avons beaucoup appris sur ce virus. D’une part, nous savons que beaucoup de personnes ne présentent pas de symptôme. Il est donc impossible de savoir qui est atteint et qui ne l’est pas, à l’exception des personnes ayant reçu un diagnostic. D’autre part, les personnes asymptomatiques peuvent transmettre le virus. De plus, nous savons qu’une personne est particulièrement contagieuse juste avant l’apparition des symptômes.

Nous devons en tirer une conclusion. Nous devrions tous agir comme si nous avions le virus et comme si ceux autour de nous l’avaient. Et cela comprend le port du masque. Le masque n’élimine pas complètement le risque de transmission. Mais il le diminue grandement. Nous sommes tous capables d’apprendre à confectionner un masque artisanal, à le porter et à le retirer de façon sécuritaire. Le coût est minime. Le bénéfice est grand. Ce geste ne remplace pas la distanciation physique, mais le complète. Si nous le portons tous, nous contribuerons ensemble à diminuer la propagation de la COVID 19 et à sauver des vies.


 
43 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 9 mai 2020 06 h 29

    Pas vraiment

    J’étais presque d’accord avec cette lettre et l’auteure pour les raisons qui justifiaient le nombre de cas au Québec. On peut parler de la semaine de relâche une semaine plus tôt que l’Ontario, les frontières grandes ouvertes, le chemin de Roxham à pleine capacité, la désorganisation gouvernementale et bureaucratique empirée par la présence de syndicats d’ordre public qui prêchent le corporatisme à ses membres et leurs cotisations et au diable les autres. Soit. Mais dire que ce que c’est l’absence de masque qui est la cause principale, eh bien, je démissionne.

    On le voyait hier aux reportages télévisés, tous ceux avec leurs masques artisanaux n’arrêtaient pas de se toucher le visage pour l’ajuster ou le rendre plus confortable. Et ceci, en l’espace de quelques secondes seulement. On a vu la mairesse Valérie Plante avec son masque mal ajusté qui n’arrêtait pas de se toucher le visage et ceci résumait bien la situation de Montréal, qui deviendra d’ici quelques semaines, le pire endroit sur la planète. Plus de la moitié des Montréalais seront contaminés et alors, on les invite à demeurer chez eux.

    Oui, la Corée du Sud et ses habitants portent des masques, mais ils sont du type N95 et non pas des impostures. Et ils sont habitués d’en porter, eux qui sont à proximité de la Chine dictatoriale ou le mensonge règne en maître absolu.

    Enfin, il y a aussi d’autre raisons aussi importantes pour expliquer la situation de Montréal. La densité de population et les facteurs socioculturels ont grandement contribué à l’essor de ce virus à Montréal. SVP, ne pas invoquer la pauvreté et d’autres facteurs socioéconomiques semblables puisqu’on les retrouve partout, de Toronto à Vancouver, a mari usque ad mare. L’autre facteur qui ne retient pas beaucoup d’attention, le manque de culture scientifique dans toute cette affaire. Oui, il y en a qui croient que la technologie 5G est à l’origine de ce fléau. Misère, le soleil est pire au niveau de radiations électromagnétiques.

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 mai 2020 11 h 19

      Je constate que ça vole toujours aussi haut du côté des Dionne de ce monde.

      Les masques sont inutiles..

      Mais Horacio Arruda lui-même, en porte un, et prêche désormais par l'exemple.

      Le rôle du Dr Arruda - La Presse

      https://www.lapresse.ca/covid-19/202005/08/01-5272855-le-role-du-dr-arruda.php

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 9 mai 2020 11 h 58

      "le chemin de Roxham à pleine capacité".....

      Ça ne s'arrange pas, votre manie. Prenez une pause.

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 mai 2020 14 h 40

      Parlant du Chemin Roxham..

      « L'Organisation mondiale de la Santé ne recommande pas de fermer les frontières »

      À ceux et celles qui se sont réjouis de la décision de Trudeau de fermer le Chemin Roxham. Sachez qu’il y a des sentiers qui traversent la frontière canadienne à tous les 500 pieds au pays. Les cours de géographie les plus élémentaires nous apprenaient à une certaine époque que la frontière canado-américaine est « la plus longue frontière non militarisée du monde ».

      Sachons aussi que ladite frontière canado-américaine mesure plus de 6414 kilomètres et qu’il n’est pas nécessaire d’être expert-géographe pour comprendre qu’il faudrait mobiliser des milliers de gardes-frontières pour rendre cette bordure hermétique. La décision du gouvernement Trudeau de fermer le Chemin Roxham s’avère donc aussi irréaliste et inefficace que le mur de Donald Trump entre les États-Unis et le Mexique.

      D’autre part, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ne recommande pas de fermer les frontières en période de crise sanitaire, puisque l’expérience acquise en 2013 lors de l’épidémie de la maladie à virus Ebola avait démontré que les réfugiés.es trouvaient d’autres moyens d’entrer sur les territoires et se retrouvaient hors de contrôle en plaçant les populations locales encore plus à risque de contracter la maladie.

      https://www.pressegauche.org/Chemin-Roxham-L-Organisation-mondiale-de

    • Michel Cromp - Inscrit 9 mai 2020 15 h 16

      Moi j'ai démissionné dès le début. Je m'attends à plus de rigueur intellectuelle d'une professeure d'université. Lorsqu'on s'enfarge dans les détails, on peut douter du reste. Monsieur Legault n'a jamais félicité le peuple Québécois pour sa docilité, c'est la vice-première minitre qui l'a fait. Monsieur Arruda n'a jamais jugé inutile le port du masque, il en a précisé les limites. À la question que pose l'auteure la réalité est têtue, Si l"on fait abstraction de la situation honteuse vécue en CHLSD, le Québec ne fait pas bande à part. Le port du masque dans la communauté n'aurait rien changé au portrait actuel. Mais il est vrai qu'on aurait aimé son utilisation plus systématique dans les CHSLD, d'autant plus qu'il y était obligatoire. Le déconfinement prévu nous place maintenant dans une autre situation, particulièrement à Montréal avec sa densité de population et ses transports collectifs qui empêcheront la distanciation physique sanitaire. Le port du masque deviendra alors un moyen de plus à utiliser pour éviter une montée trop fulgurante de la contamination.

    • Cyril Dionne - Abonné 9 mai 2020 16 h 00

      Ouch ! La ville de Montréal, avec ses 18 855 cas confirmés de la COVID-19, elle en compte autant que toute la province de l’Ontario avec ses 14,5 millions de population. Oui, les masques maisons sont tellement efficaces. « Priceless ».

    • Pierre Grandchamp - Abonné 9 mai 2020 16 h 40

      La semaine de relâche plus tôt. La proximité de New York: qu'on songe aux fêtes religieuses juives en avril. L'accointance des Québécois avec la France et l'italie.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 9 mai 2020 17 h 02

      @ M . Montmarquette

      L'Imense majorité des immigrants irréguliers ou illégaux arrivent par Roxhan, donc au Québec. Le problème MAJEUR avec ces gens-là: l'incapacité d'Immgration Canada à donner une réponse dans des délais *normaux*. Je connais une famille arrivée début mai 2018. ILs n'ont pas encore été convoqués. Puis, s'ils sont refusés, ils peuvent aller en appel; et ça va prendre encore 2-3 ans. Tout cela nous coûte un fortune en frais de toutes sortes et ces gens-là sont incapables de faire des projets tant et aussi longtemps que leur statut n'est pas réglé.

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 mai 2020 14 h 43

      @ Michel Cromp

      "Le port du masque dans la communauté n'aurait rien changé au portrait actuel." - MC

      - En quoi est-ce une information scientifique?

      Montréal est truffée de cas de contaminations communautaires.

      "Mais il est vrai qu'on aurait aimé son utilisation plus systématique dans les CHSLD, d'autant plus qu'il y était obligatoire." - MC

      Le port du masque a été interdit dans les CHSLD en début d'épidémie pour les réserver à des hôpitaux pratiquement vides. Alors que le tandem Arruda-Legault ne cessaient de nous répéter que les ainés.es étaient les plus vulnérables. Certains ont même qualifié cette politique de "géronticide".

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 mai 2020 14 h 55

      @Pierre Grandchamp,

      "Ces gens-là sont incapables de faire des projets tant et aussi longtemps que leur statut n'est pas réglé."

      Mieux vaut être sourd que d'entendre ça.

      Je vois mal comment des "sans statut" pourraient coûter de l'argent à l'État, puisqu'ils sont sans statut et n'ont droit à rien? Sans compter que plusieurs font du travail en CHSLD dont les Québécois "de chouche" ne veulent pas.

      Lisa-Marie Gervais, Le Devoir, 8 mai 2020 :

      "Des organismes d’aide aux migrants demandent au premier ministre Justin Trudeau de régulariser le statut des Haïtiens qui font front pour lutter contre la pandémie. Selon eux, le Canada devrait récompenser les efforts de tous ces demandeurs d’asile qui portent à bout de bras les CHSLD et les résidences pour aînés.

      « Beaucoup d’entre eux ont frôlé la mort et ont perdu des collègues. Nous peinons à imaginer que nos anges gardiens puissent être expulsés du pays sitôt la bataille gagnée » - Le Devoir

      https://www.ledevoir.com/politique/canada/578577/trudeau-presse-de-regulariser-les-anges-gardiens-haitiens

    • Christian Montmarquette - Abonné 10 mai 2020 15 h 26

      "Les masques maisons sont tellement efficaces. « Priceless » - Cyril Dionne

      Ce qui est « Priceless », c'est le blâmer les masques artisanaux une fois que le mal est fait, alors qu'Arruda a tellemement déconseillé le port du masque avant de changer d'idée deux mois trop tard et d'en porter un lui-même et que le Québec et Montréal se sont retrouvées avec un taux de contaminations et de morts plus élevé que ceux de Paris et de Londres.

      Mais évidemment, il faudrait se référer à Cyril Dionne, plutôt qu'à l'ugentologique Alain Vadeboncoeur, à l'épidémiologiste del'Université McGill Nima Machouf ou à la directrice régionale de santé publique de Montréal..

      "La directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin, a recommandé hier de porter un couvre-visage quand on se rassemble dans un parc" - La Presse 5 mai 2020.

      https://plus.lapresse.ca/screens/edeb48ae-60db-49cf-8067-5c99ccba5e98__7C___0.html

    • Pierre Grandchamp - Abonné 10 mai 2020 15 h 43

      M. Montmarquette écrit:"Mieux vaut être sourd que d'entendre ça.". Monsieur, vous démontrez que vous ne connaissez pas ce dont vous parlez!

      Je parle l'espagnol et j'ai accompagné quelque 5 familles arrivées par Roxhan.Je vais vous parler de la dernière.Ils sont arrivés début mai 2018. La mère était psychologue. Comment voulez-vous faire des démarches d'études d'équivalences ou de poursuite d'études si vous n'avez pas la résidence permanente? Re:sans résidence permanente, ça coûte TRÈS, TRÈS CHER!

      Un des fils a fait 2 ans en génie industriel dans son pays.Comment voulez-vous faire une inscription à l'université si vous n'avez pas la résidence permanente? Or, c'est évident qu'il ne recevra pas de réponse de la Commission de l'Imigration Canada, d'ici septembre. Ces gens ont suivi les cours de francisation d'Imigration Québec, depuis leur arrivée. Qu'arrivera-t-il s'Ils sont refusés parce que ne répondant pas aux normes de la loi? Ils iront en appel.et seront toujours dans le contexte du vide. Pendant ce temps-là, nous payons: l'aide sociale,les frais de santé, les frais de francisation, les frais d'aide juridique. Advenant un refus, ils iront en appel. Encore dans le vide pendant 2-3 ans.

      Des cas du genre, je peux vous en présenter 4 autres, au moins.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 10 mai 2020 16 h 28

      @Montmarquette

      J'ai connu une de ces familles arrivées par Roxhan. Jeune couple avec un enfant. Le père informaticien abec un bacc. Ils ont fini par être entendus à la Commission de l'Imigration, après environ 2 ans. Comme ils ne répondaient pas aux exigences de la loi, ils ont été refusés. Au lieu d'aller en appel, ils sont retournés dans leur pays. Comment voulez-vous faire des projets tant et aussi longtemps que votre cas n'est pas clarifié. Je sais qu'un taux important de ces réfugiés illégaux sont refusés.

      Qui a payé pour:l'aide sociale,la francisation,les soins de santé, l'aide juridique? Tout cela INUTILEMENT. Oui, à accepter des réfugiés qui arriventr COMME les autres par les moyens normaux prévus.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 10 mai 2020 19 h 11

      En conclusion à M. Montmarquette. Vous et moi, on se déguise en Vénézuéliens. Moi, je veux immigrer au Canada pcq je suis opprimé dans mon pays et j’ai des preuves que c’est lié au système politique. Je m’en vais à l’ambassadu du Canada là-bas et je fais une demande pour m’en aller au Canada comme réfugié.Je devrai atendre plusieurs mois avant qu’on me dise qu’on m’accepte.....

      Vous, vous décidez de vous en venir par Roxhan. Le démuni, que vous êtes, a les moyens de se payer les frais d’avion et tous les frais reliés, peut-être une nuit ou deux à l’hôtel à New York, Les moyens de payer un passeur. Question : moi, l’autre Vénézuélien, je trouve cela TRÈS injuste pcq ça fait peut-être 10 mois que j’attends. Et ce sera encore plus injuste si dans 2 ans ou plus, vous êtes refusé.

    • Serge Pelletier - Abonné 10 mai 2020 20 h 23

      M. Montmarquette vous avez parfaitement raison en mentionnant "Le port du masque a été interdit dans les CHSLD en début d'épidémie pour les réserver à des hôpitaux pratiquement vides. Alors que le tandem Arruda-Legault ne cessaient de nous répéter que les ainés.es étaient les plus vulnérables. Certains ont même qualifié cette politique de "géronticide"." Malheureusement vous avez omis McCann - qui a ordonner le transfert sans vérification élémentaire de l,État de santé ds "déportés(es)". Omission qui concerne aussi Blais, qui n'a dit mot, aucune opposition à ses déportations, aucune mise en garde sur les incapicités en tout Pesonnel, place, équipements de base, équipements de sécurité, etc.) des CHSLD de recevoir un tel flot de personnes... et les listes d'attentes interminables qui disparaissaient d'un coup...
      À cela, il faut obligatoirement ajouter que des directives ministérielles interdissaient au début le port d'un masque en CHSLD... Directives qui a été scrupuleusement suivies par les directions... Mettant même l'équipement de sécurité élémentaire sous clef...
      Non monsieur, il ne s'agit pas uniquement d'une politique "géronticide", mais bel et bien un génocide organisé à grande échelle...
      Comme ci cela ne suffit pas... il faut écouter le ministre de l'Éducation, à Tout le Monde en Parle de ce soir, justifier le n'importe quoi pour l'ouverture des écoles... Et que ce n'est pas lui, qu'il dit, qui prend la décision, c'est la Santé publique qui prend cette décision là...
      De toute beauté ce gouvernement là... C'est la faute à tout le monde, sauf à nous... Si on vous le dit, c'est que c'est vrai.
      C'est pire que la gang de génocidaires du petit peintre de croûte... Eux, au moins, ont dit haut et fort que c'étaient eux...

  • Samuel Prévert - Inscrit 9 mai 2020 08 h 04

    Ma réponse

    Pourquoi tant de cas au Québec?
    Ma réponse : Trudeau

    • Gilles Théberge - Abonné 9 mai 2020 09 h 11

      Il joue au père Noël. Il distribue allègrement la ...dette !

      C'est tout ce qu'il sait faire.

    • Louise Collette - Abonnée 9 mai 2020 09 h 50

      Mais encore ???

    • Jacques Bordeleau - Abonné 9 mai 2020 10 h 10

      C'est trop laconique. Expliquez un peu votre réponse. Telle quelle, ce n'est qu'un soufflet.

      Jacques Bordeleau

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 9 mai 2020 12 h 00

      Toujours la faute des autres, hein? Trudeau qui contamine le Québec en préservant le reste du pays....

      Et les fiers Québécois de vieille souche aller se bronzer en Floride et se foutant des mesures de protection au retour parce que, ben, "j'ai l'doua"!

    • Jean-Charles Morin - Abonné 9 mai 2020 12 h 02

      Pourquoi tant de cas au Québec? La réponse tient en cinq lettres: CHSLD.

      Si on soustrait du total des infectés et des morts les personnes âgées parquées dans les mouroirs, on obtient un résultat comparable aux autres provinces.

      Créature de tous les partis politiques qui se sont succédé au pouvoir depuis quarante ans, notre système concentrationnaire dysfonctionnel et sous-financé où l'on entasse allègrement les "p'tites vieilles et p'tits vieux" a fonctionné à merveille. Le COVID-19 y a fait office de chambre à gaz. Qui plus est, en interdisant les visites des proches, on s'est assuré qu'il n'y aurait pas de témoins.

      Cette créature immonde est aussi celle du gouvernement fédéral qui n'en finit plus de se désengager des ses responsabilités financières pour ce qui est des dépenses en santé, avec les résultats que l'on connaît. Vive le fédéralisme et sa bureaucratie en double.

    • Marc Therrien - Abonné 9 mai 2020 16 h 01

      Probablement la même logique que : pourquoi tant de cas à New York? Parce que Trump. C'est facile et ça n'exige aucune capacité d'analyse.

      Marc Therrien

  • Pierre Vagneux - Abonné 9 mai 2020 08 h 20

    je ne peux être plus d'accord

    Nous devrions tous agir comme si nous avions le virus et comme si ceux autour de nous l’avaient. Et cela comprend le port du masque. Le masque n’élimine pas complètement le risque de transmission. Mais il le diminue grandement Bien écrit

    Depuis le constat que nous étions en pandémie sans autre moyen que la distanciation et le lavage de main, j'ai eu le même message que vous. Agissons chacun comme si nous étions contagieux ou pestiférés. Le cas du masque....il empêche de postillonner mais plus encore il a une fonction importante de rappel de la présence de la pandémie. Ce rappel est fondamental. Il faut le porter....Surtout avec le déconfinemnet prévu Portons le masque c'est faire preuve de civisme.

  • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 9 mai 2020 08 h 45

    Parce que tout le monde n'est pas équipé pour réaliser un masque à coutures...


    En attendant les masques universels promis par les gouvernements, le professeur Daniel Garin, un ancien médecin du Service de Santé des Armées et expert en risque biologique et infectieux, a livré en vidéo des explications très simples pour réaliser un masque de protection anti-virus en papier facilement.

    Il vous faudra des serviettes de table en papier, 3 épaisseurs, grand format (en vente dans les épiceries, paquet de 40 serviettes format 40 cm x 40cm) des élastiques et une agrafeuse. Mieux qu'un foulard...

    https://youtu.be/7Lg0jnJ3hEo

  • Michel Carrier - Abonné 9 mai 2020 08 h 53

    C'est faux. Le masque protège surtout l'autre et le porter dévient une façon de bien respecter les personnes autour de soi. Le N95 ne s'applique qu'en milieu hautement infecté et non dans la rue.
    Michel Carrier

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 9 mai 2020 12 h 04

      C'est effectivement ce que M. Arruda martelle, mais, comme le mentionne l'auteure, ce n'est pas exact que ça ne protège que l'autre : celui qui le porte capte aussi moins de particules. Il est vrai qu'il faut savoir le porter, toutefois, et que les N95 sont inutiles. On voit plus haut que les mythes demeurent vivaces...

      Concernant le port du masque, lire notamment ceci : https://ricochet.media/fr/3093/epidemie-masques-france-medecin-pierre-jacques-raybaud

    • Serge Pelletier - Abonné 10 mai 2020 20 h 43

      Bon, les mensonges d'Arruda ont très bien pris... M. Lamy-Théberge a bien raison: cela protège tout le monde... comme aussi des postillons (gouttelette de salive projetée en parlant) qui se déposent partout, et pas juste dans/sur la figure du voisin... et fort possiblement par inhalation involontaire par le nez, même bouche fermée.

      En fait, la respiration crée un nuage de goutellelettes non nécessairement visible à l'oeil... Mais, placez-vous devant un miroir... pas nécessaire de parler, uniquement de respirer... Vous constaterez la buée sur la surface... Allez M. Carrier, tentez l'expérience.

      Conséquemment M. Carrier, un masque vous protège vous aussi, d'une part, et d'autre part, la protection "active" et "significative" ne nécessite aucunement le port d'un masque de catégorie N95 pour tous...