À propos du Village gai de Montréal

«Lieu de refuge et d’émancipation? Le Village ne croise pas la totalité de la communauté alors que les lesbiennes en sont pour ainsi dire absentes», rappelle l'auteur.
Photo: Mac Bruxelle / Getty Images «Lieu de refuge et d’émancipation? Le Village ne croise pas la totalité de la communauté alors que les lesbiennes en sont pour ainsi dire absentes», rappelle l'auteur.

Accorder un statut particulier au Village, c’est chercher à le figer.

La couverture de la COVID-19 et les 7 premiers articles sont gratuits.

Vous devez avoir un compte pour en profiter.

Créer un compte

?Déjà abonné? .

13 commentaires
  • Gilles Bonin - Inscrit 18 juillet 2019 02 h 32

    Un champ de ruines,

    dites-vous. Et avec raison: c'est laid et insignifiant (que les parlementaires se soient laissés surprendre par l'initiative bien-pensante de Manon Massé ne m'étonne pas d'ailleurs - les hauts faits de QS sont marquants).- cela a fait tant de bruit, que j'ignorais le fait - cela n'a pas d'importance me direz-vous, mais bon...). Champ de ruines qui n'est jamais sorti de cet état depuis que la «Ville de Moriale» a laissé bourgonner ce coin de ville «gay» pour éviter la vie gay dans le grand centre-ville ouest pour touristes - c'était l'idée à l'époque pour ceux qui se souviennent...

  • Patrick Poisson - Abonné 18 juillet 2019 06 h 22

    Années 80?

    Quelle étroitess d'esprit. On dirait un discours sorti tout droit des années 80 tellement il n'a pas évolué. Le Village est autre chose que drogue, prostitution, bodybuilders et excentricité. Sérieux, allez vous-y promener, vous découvrirez une foule hétéroclite, des gens heureux, en paix et ouverts d'esprit.

  • Christian Montmarquette - Abonné 18 juillet 2019 08 h 10

    Le Village est salutaire

    Je veux bien croire que ça diffuse une image faussée et caricaturale du milieu. Mais d'un autre côté, le Village établit un espace où les LGBT sont majoritaires et peuvent se retrouver entre-eux et elles, ce qui m'apparait salutaire pour briser l'isolement et créer des liens quand on fait partie d'une minorité opprimée et souvent méprisée. J'ai toujours considéré la diversité des quartiers comme une richesse de Montréal, autant que la diversité des régions le sont pour le Québec. Ce qui serait peut-être intéressant, serait de créer un second quartier LGBT d'un genre plus "sobre" disons, pour ceux et celles qui le préfèreraient ainsi.

  • Bernard Terreault - Abonné 18 juillet 2019 08 h 41

    Ségrégation sexuelle

    On a condamné avec raison la ségrégation raciale qui confinait les Noirs américains (et même montréalais, jusque vers 1950) à vivre dans leurs ghettos, puis maintenant nos soi-disant progressistes veulent confiiner les LGBTQ à un quartier particulier. Il me semble que s'y j'étais homosexuel, je ne voudrais rien savoir du Village Gai et voudrait vivre tranquille, n'importe où, à Ahuntsic, Westmount, Brossard ou Saint-Jean-de-Matha.

    • Eloise Lapointe Leblanc - Abonnée 18 juillet 2019 11 h 07

      Personne ne demande aux personnes de la communauté LGBT de se confiner dans le Village. Par contre, c'est pratiquement le seul lieu où il n'est pas bizarre des gens de même genre se tenir par la main ou s'embrasser. Le Village est donc un espace où les gens qui n'entrent pas dans l'hétéronormativité se sentent plus libres. Et ça, je crois que c'est bien.

  • Eric Lessard - Abonné 18 juillet 2019 09 h 10

    Ce n'est pas en détruisant le village gai que vous aiderez les gais

    Je pense que vous sous-estimer l'homophobie qui existe encore dans notre société, et je m'empresse de dire qu'elle est peut-être la moins homophobe du monde.

    Cependant, je connais des dizaines de gais qui cachent leur orientation, non seulement à leur travail, mais aussi à leur entourage, leur parenté. Si il y a quatre campings gays au Québec, c'est bien que beaucoup pensent qu'ils ne seraient pas acceptés en tant que gay dans un camping ordinaire. Ce n'est pas du repli sur soi, c'est la volonté de se protéger de discours haineux et méprisants, qui bien qu'ils soient minoritaires, n'en demeurent pas moins blessants. Les gays ne veulent pas subir les propos homophobes qui sont souvent tolérés, voire encouragés, dans les campagnes qui sont assez différentes de celle de votre imagination.

    Si vous pensez qu'il n'y a pas de problèmes à être gay au Québec, vous vivez dans une bulle de privilégiés. Vouloir effacer les lieux de rassemblement gais, c'est vouloir que les gais soient invisibles. Il y a eu des progrès pour les gais, mais de nombreux autres problèmes demeurent.