La religion n’est pas une gangrène

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Le texte de Daniel Baril « Le rituel humaniste existe » publié dans l’édition du 19 février du Devoir était à bien des égards pertinent. Il contenait toutefois quelques éléments franchement désolants.

Au sein de l’Association humaniste du Québec, dont Daniel Baril est un militant, on oppose l’humanisme à la croyance : « Le premier principe de la pensée humaniste, lit-on sur son site, est le rejet de croyances basées sur des dogmes, sur des révélations divines, sur la mystique ou ayant recours au surnaturel, sans évidences vérifiables. »

On peut comprendre qu’historiquement, l’athéisme ait eu à se défendre contre les religions qui le condamnaient comme étant la négation même de l’homme. Pourtant, l’humanisme « vise l’épanouissement de la personne humaine » (Antidote). Personne ne peut en faire son monopole. Ainsi, en faisant de l’amour de Dieu et tout autant du prochain le coeur du message évangélique, le christianisme est très précisément et pleinement humaniste. Dès lors, opposer l’athéisme et la religion sous ce rapport n’a pas de sens.

Daniel Baril affirme encore que la « transcendance est un concept mystificateur », autrement dit, trompeur. Voilà un débat philosophique qu’on ne pourra pas trancher ici. Certes, on ne peut prouver l’existence de Dieu ni son inexistence d’ailleurs. On peut seulement y croire. J’ai toutefois lu sur le site de l’Association humaniste du Québec que « la religion est une gangrène du genre humain qui mérite d’être reléguée au passé au même titre que la chasse aux sorcières ou les saignées comme traitement médical ». Là, je ne marche plus. Les croyants sont dignes de respect (Kant), ce qui n’exclut pas la critique ni l’autocritique.

Je n’ai aucune difficulté à admettre le caractère raisonnable de l’athéisme. Ce qui agace, c’est cette superbe épistémologique que l’on retrouve dans un certain militantisme athée. Cette superbe est d’ailleurs tout aussi détestable, sinon plus, quand elle se manifeste dans le christianisme ou n’importe quelle religion. En ces matières, il vaut mieux que chacun fasse preuve d’humilité !

Le cours Éthique et culture religieuse, déplore enfin Daniel Baril, fait peu de place « à la philosophie humaniste ». Si le programme actuel reflète de façon inadéquate ces courants de pensée séculière que sont l’athéisme et l’agnosticisme, voire « la philosophie humaniste », cela se corrige. Mais encore faudrait-il que le mouvement qu’il représente accepte la pertinence de ce cours. Or, il ne se cache pas qu’il veut le voir disparaître. Et pour cause : là où il loge, on pense que la religion est la gangrène de l’humanité.


 
41 commentaires
  • Denis Paquette - Abonné 26 février 2015 04 h 00

    Un delire n'est pas une gangrène, c'est plus insidieux

    il y a combien de religions sur terre et chacun croit posséder la bonne, une obsession qui pertube la psyché au point d'en déranger le fonctionnement, ca s'appelle comment, n'est ce pas ce que nous nommons le délire, oui je sais en generale les gens qui delire ne t'entendent pas et ne vois ce que le cerveau malade leur dicte, je crois que j'en ai assez dit, ca serait peine perdue de continuer, a moins d'utiliser des tranquilisants majeurs et encore, nous sommes tellement conditionnés jeunes

    • Jean-Marc Simard - Abonné 26 février 2015 10 h 01

      Monsieur Paquette, il y a des délires religieux certes, mais aussi des délires idéologiques, des délires scientifiques, des délires politiques, des délire économiques et des délires athéistes...Chacun ses croyances et ses convictions...L'Humain est un être connecté à un Divin, et ce depuis l'arrivée de l'homo-sapiens-sapiens, i.e. depuis que la conscience est devenue réfléchie...Et vous ne pouvez rien contre ce fait...C'est dans sa nature...Si vous videz l'humain de cette quête du divin, vous détruisez l'essence de ce qui le constitue...Oui, il y a eu et existe encore beaucoup de façon de se relier au Divin, de nombreuses religions, et chacune croit posséder la vérité, y compris vous avec votre athéisme...Chacun croit avoir raison, y compris vous...C'est aussi dans la nature humaine de constamment chercher à s'imposer à l'autre, afin de démontrer sa raison d'être à l'autre et d'affirmer sa singularité...

      Personnellement, je suis croyant, mais ma croyance ne relève pas du délire religieux, car sans cesse je remets en cause mes propres convictions. Je suis revenu à la croyance après avoisr constaté le haut degré d'organisation complexe que présente le macrocosme et le microcosme...Comme le dit hubert Reeves, nous sommes de la poussière d'étoile...La vie vient du cosmos, et a été voulue comme tel...L'ADN de chacun n'est-il pas un plan en soi ? E=MC2 : l'Énergie (l'Esprit) est dans la matière. Croire que le tout a été fomenté par le hasard est un profond délire...Or le hasard n'organise ni ne planifie rien... Il n'est qu'un réservoir de possibilités qui explique la singularité des choses, mais non leur organisation...Le «Fine Tuning»...Vous connaissez ?

      J'en suis venu à la conclusion qu'un tel degré d'organisation, qu'un tel degré d'ajustement des diverses constantes cosmiques qui ont produit la vie ne pouvait n'être que le fruit d'une Intelligence Supérieure, appelée Dieu...Et ça, ce n'est pas du délire, mais de la raison, scientifique en plus...

    • Johanne St-Amour - Inscrite 26 février 2015 10 h 37

      La religion n'est peut-être pas une gangrène, mais elle est, en tous cas, discriminatoire.

      Le cours Éthique et culture religieuse devrait souligner ce caractère discriminatoire des religions envers les homosexuels et surtout les femmes si on veut continuer à le promouvoir dans les écoles. Ce serait déjà un pas. Mais à mon avis, on devrait le relayer au cours d'histoire et remplacer ce cours par un cours de morale et d'éthique et/ou de citoyenneté. On arrêtait ainsi un privilège réservé aux religieux.

      Et si Jean-Pierre Proulx croit que les humanistes s'approprient les valeurs humanistes, je crois que les religions tentent depuis longtemps de s'approprier les valeurs humanistes, les déclarant sacrées, alors qu'en fait ces valeurs sont universelles. Assez risible quand on voit que les leaders religieux et des adptes se complaisent dans des règles inégalitaires!

    • Johanne St-Amour - Inscrite 26 février 2015 11 h 28

      J'ai très hâte de voir d'autres personnalités, comme Jimmy Carter, renoncer à sa religion dans un souci d'égalité: http://sisyphe.org/spip.php?article4425

    • Cyril Dionne - Abonné 26 février 2015 17 h 26

      @ M. Simard

      Les idéologies religieuses M. Simard, sont des systèmes de pensée plus au moins cohérentes avec eux-mêmes et non pas la réalité. La science naturelle s'oppose à la superstition et à l'obscurantisme comme du concept créationniste des âmes. Et encore une fois, vous humanisez les particules atomiques. Est-ce que nos croyants des amis imaginaires pourraient bien arrêter de mélanger les superstitions du créationnisme avec les faits qui découlent d'une science mesurable et reproductible ?

      Le concept de la religion fut la science des premiers hommes pour essayer d'expliquer les phénomènes naturels qui se produisaient quotidiennement autour d'eux. De nos jours, on ne peut pas s'empêcher de sourire lorsqu'on regarde des civilisations qui adoraient notre étoile, le Soleil, comme un dieu (les Égyptiens, Mayas, Incas etc.). La spiritualité est par contre une faculté de l'intelligence (gène de dieu) et non compatible avec les amis imaginaires extraterrestres des doctrines religieuses.

      Drôle que vous mentionnez Hubert Reeves. Il a peut être dit que nous étions de la poussière d'étoiles, mais c'était longtemps après que Carl Sagan l'avait mentionné. Mais M. Reeves a aussi mentionné que nous ne devions pas mélanger la science avec la religion puisque les faits vérifiables ne se conjuguent pas avec les superstitions religieuses. Nous sommes le fruit du hasard puisque l'univers a toujours horreur de l'entropie et de la supersymétrie qui donne la masse à la matière. De grâce, n'associez pas l'équation E=MC (au carré) avec une platitude religieuse (esprit).

      Aujourd'hui, nous en comprenons assez pour comprendre que les êtres vivants éphémères à base de carbone n'auront probablement pas le temps de comprendre les mécanismes célestes de l'univers et des multivers. Nous ne sommes que des lucioles temporaires de la nuit des temps qui s'effaceront au même moment avec les dieux que nous avons ont créés à notre image.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 27 février 2015 08 h 16

      M. Simard, le «Fine Tuning» que vous présentez pour «prouver» le dieu que vous soutenez est «une conséquence» naturelle de la «survie de ce qui est viable» et la disparition de ce qui ne l'est pas.

      Personne ne met de dynamite au centre des étoiles pour les faire sauter afin que nous puissions en devenir de la poussière. Le «principe évolutif» exige que : avant qu'il devienne «Tout», il a fallu, au début, qu'il ne fut «Rien».

      Ne mettez pas de «limites» à votre réflexion, vous semblez avoir assez d'informations derrière vous pour pouvoir avancer vers l'inconnu. Ne barrez pas votre route avec des conclusions préétablies. Fiez-vous à votre esprit; n’ayez crainte. Pour voyager, il faut lâcher son emprise sur le quai. Il n’y a pas de Grand Architecte, il n’y a que l’évolution et le processus de complexification de la matière. L’énergie demeure stable. À l’extérieur de «Ce qui est» ne peut exister que «Rien». Comme l’a prouvé Steven Hauking : «L’univers et tout ce qu’il comprend provient de… rien.»

      Consolons-nous en envisageant que : «Maintenant, nous pouvons le comprendre», ce qui n’est pas peu dire.

      En passant : Il n'y a pas de «hasard» quand «tout est essayé». Il n’y a que des pistes qui continuent et d’autre qui sont arrêtées parce que devenues non-viables dans un univers toujours en mouvement.

      PL

    • Cyril Dionne - Abonné 27 février 2015 17 h 37

      Bonne réflexion M. Lefebvre. ;-) Et on pourrait aussi rajouter : Comment une personne faillible peut savoir ce qui est infaillible comme le dieu prôné par celle-ci ? Nous sommes tous infaillibles dans notre faillibilité.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 28 février 2015 03 h 41

      @ Cyril Dionne et @ Pierre Lefebvre : Vos propos sont dogmatiques...Vous cherchez tellement par tous les moyens à éliminer le fait divin que vous faites du hasard une volonté créatrice...Une petite question pour vous: Est-ce que votre propre vie est dirigé par le hasard ou par votre volonté ? Est-ce que vos projets sont laissés aux seules mains du hasard ou bien sont voulus et désirés par votre propre volonté ? Est-ce qu'il y a de la création dans votre vie ? Vos enfants les avez-vous voulus ou bien il ne sont que le fruit du hasard ? Est-ce que pour construire votre maison, vous vous êtes fié au seul hasard ou bien vous avez utilisé un plan détaillé ? Alors si c'est votre esprit et votre volonté qui guide et organise votre vie, pourquoi n'en serait-il pas autrement dans la nature...Est-ce que l'humain est le seul être à posséder une intelligence ?
      Surtout ne vous méprenez pas sur mon compte, je ne suis pas un créationniste du type biblique, mais un évolutionniste du type Teilhardien...Alors vous ne m'apprenez rien sur le fait scientifique de l'évolution, ni sur le fait que tout soit en mouvement...Je le sais depuis belle lurette...Maintenant prouvez-moi que toute l'organisation de ce qui existe et du vivant a été réalisé par hasard et j'adopterai votre propos...La vérité, c'est que vous n'en savez rien, et que votre obstination à renier le fait divin est plus émotive que rationnelle...Pourtant les preuves de l'existence du fait divin sont évidentes quand on sait lire la grande complexité des liens qui concourrent à faire naître la vie et l'intelligence, et quand on sait lire l'Esprit intelligent derrière le vivant...Pensez-vous vraiment que l'usine vivante qui caractérise le fonctionnement d'une cellule soit vraiment le résultat du hasard ? Voyons donc il ne faut pas charrier sur le rôle que peut jouer le hasard ? Enfin, renseignez-vous ! Rien ne se fait de rien...Le néant, ça n'existe pas...La nature a horreur du vide...Ce vide est comblé par le Divin...

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 28 février 2015 11 h 35

      M. Simard, Il n'y a pas de hasard quand tout est essayé. C'est pour cette raison qu'il y a tant de matériel maintenant dans l'univers qui a commencé par... rien et qui «de cause en effet» s'est développé. C'est tellement simple que c'en est divin, comme vous dites.

      Correction : Le néant n'existe «plus». La «nature» a tellement horreur du vide qu'elle l'a rempli. C'était inévitable.

      «La nature a horreur du vide...Ce vide est comblé par le Divin...»
      Le vide est comblé par «l'univers».

      Il est possible d'être obnubilé par tout ce qui existe tellement c'est grand maintenant, mais si nous considérons que ça a commencé par un si petit point qu'il n'avait aucune dimension, ça devient possible de le «comprendre» au lieu de «croire». Le nombre le plus long a commencé par «un».

      Un coucher de soleil peut nous pénétrer l’âme tellement c’est beau, mais ce n’est pas le soleil qui se couche, c’est la terre qui tourne. Ce n’est pas moins beau, mais c’est plus logique.

      Soyez heureux que vous ayez l’appareil correspondant à la perception de ces phénomènes : votre cerveau. Tellement puissant qu’il peut engendrer l’inconcevable.

      Ne mettez aucune barrière à votre réflexion, vous vous limitez.

      PL

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 26 février 2015 07 h 05

    Fixe

    Ce que je déplore est une position «fixe» dans un univers mouvant. Le cerveau humain est le développement le plus compliqué de la création. Je déplore que certains s’en servent pour arrêter la réflexion au lieu de la faire avancer. Je n’approuve personne qui soutient qu’il a trouvé «la réponse» à nos questions. Baser ou débuter sa réflexion sur un non prouvé (comme un dieu, qu’il soit ou ne soit pas) est déjà biaisé. Surtout si la réponse devient que : Soit qu’il est ou qu’il n’est pas; quand la vrai question est : «Qui es-tu, toi ?»

    PL

    • Gaston Bourdages - Inscrit 26 février 2015 08 h 35

      Votre finale monsieur Lefebvre, un pur délice. «Qui suis-je?» Pourquoi je suis? Il existe de ces endroits sur la planète où votre question frappe de plein fouet. J'en ai fait les tragiques(pour d'autres et pour moi) expériences. Ces dernières je ne souhaite à aucun être humain sur cette planète eu égard à l'odieux qu'elles portent. Je m'arrête ici...«Qui suis-je...moi?»
      Mercis à vous pour cet inattendu rendez-vous avec l'essence même de ce que je suis.
      Gaston Bourdages,
      Auteur,
      http://unpublic.gastonbourdages.com

  • Raynald Collard - Abonné 26 février 2015 07 h 21

    Ma mère serait devenue folle si elle n'avait pas eu la religion pour sublimer ses catastrophes quotidiennes issus de 11 enfants grouillants, d'une situation financière proche de l'indigence, d'un mari absent, etc.

    Mais elle â fait de nous de parfaits athées soupçonneux et frileux devant les dèmonstrations trop visibles de la foi.

    Ce n'est pas Dieu le problème, c'est ce qu'en ont fait les religions à travers l'Histoire. C'est quand la religion se met â condamner et à excommunier qu'elle devient une niaiserie.

  • Michel Lebel - Abonné 26 février 2015 07 h 52

    L'inculture généralisée!

    Le rejet et l'inculture religieuse sont si profonds de nos jours au Québec. C'est effarant ce qui se dit et s'écrit. La culture générale, y inclus l'histoire, est aussi dans un grand désarroi. Où va le Québec? Quand La Voix et TLMEP sont devenus les grandes valeurs!!


    Michel Lebel

    • Nicole Ste-Marie - Abonnée 26 février 2015 09 h 52

      Mon ami Michel,
      Si vous suivez "La Voie" et "TLMEP", vous lisez surement les journaux. Que ce soit "La Presse", "Le Devoir" ou l'Ottawa citizen.
      Pouvez vous me parler des bienfaits des couvents et collèges pour les autochtones.
      Pouvez-vous me parler de la culture pédophilique cléricale de notre religion catholique ?
      Si la religion n'est pas une gangrène c'est un cadavre en putréfaction qui doit disparaître puisqu'elle corrompt.

    • Sylvain Auclair - Abonné 26 février 2015 10 h 00

      Monsieur, il y a des croyants et des athées incultes, comme il y a des croyants et des athées très cultivés. Ça n'a aucun rapport.

      De la même, il y a des souverainistes ou dépendantistes incultes comme il y en a des cultivés. Ça n'a là aussi aucun rapport.

    • Michel Lebel - Abonné 26 février 2015 12 h 35

      Bien des gens au Québec disent tellement de propos insipides sur le catholicisme, c'est sidérant! On véhicule des préjugés à la tonne, on dit n'importe quoi, on témoigne souvent d'une ignorance crasse sur le fait religieux. Nous vivons dans une société sans repères, où le consumérisme et l'éphémère dominent. Toute notion de transcendance est évacuée. Un certain Québec s'en va droit devant un mur ou dans le fond du baril! Le pognon, la technologie et la raison seule ne pourront jamais répondre aux grandes interrogations sur la vie. C'est impossible!

      Michel Lebel

    • Hélène Paulette - Abonnée 26 février 2015 20 h 44

      Il n'y a pas que la religion comme repère monsieur Lebel, allons!

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 27 février 2015 08 h 55

      M. Lebel, je vais être très figuratif dans mon propos : «Les chevaux ne pourront s'élancer que quand la barrière s'ouvrira.» Ou «Nous ne pourrons courir que quand nous enlèverons nos entraves». Choisissez.

      Tant qu’à moi, je n’accepte aucune limite à ma liberté de penser et de chercher. Je suis dé-chainé. C’était sûrement plus simple dans le passé, mais y retourner est un mouvement contraire au principe de la thermodynamique : «Tout tend vers le complexe» et tout ce qui retiens l’évolution «nuit» (du verbe nuire). Autre vérité : «Tout n’évolue pas à la même vitesse, ni dans la même direction sauf celle de la flèche du temps». Nous ne serons jamais d’accord car nous ne regardons pas dans la même direction. Je ne suis pas Babylonien (Vérifiez leur psychologie pour en saisir le sens).

      «Toute notion de transcendance est évacuée.» Elle n'est pas évacuée, elle est encore à atteindre. Le sens du mot «transcendance» se traduit par «dépassement»; comment pourrons-nous nous dépasser si on recule ou si on ne bouge pas ? Celui qui soutenait dur comme fer que la terre était plate fut décousu à un certain moment donné, n’est-ce pas. Je m'excuse de vous le répéter, mais votre chemin ne mène nulle part.

      Bonne journée.

      PL

  • Yves Côté - Abonné 26 février 2015 07 h 59

    Tous...

    Le combat qui doit être mené n'est ni contre la foi des uns, ni contre l'athéisme des autres.
    Le combat qui doit être mené est celui contre l'intolérance et le mépris. Peu importe d'où viennent ces deux en termes géographiques ou humains. Tous, athés autant que croyants, ne devons-nous pas trouver en cela matière à nous unir en humanité ?
    Ne pouvons-nous pas tous nous retrouver derrière la banière de "Paix sur Terre aux Hommes de bonne volonté" ?
    Merci de m'avoir lu.

    • Michel Lebel - Abonné 26 février 2015 09 h 31


      Vous avez raison. Pour autant que les humains prennent le temps de se cultiver et de réfléchir un peu. Ce qui semble bien difficile pour plusieurs de nos jours! Bien des gens ont hélas de la difficulté à distinguer le toc du vrai!

      M.L.

    • Hélène Paulette - Abonnée 26 février 2015 20 h 46

      ëtes-vous si sûr de posséder la vérité monsieur Lebel?