Des propos mesquins de la FIQ

La vie est difficile en Gaspésie, nous vivons en région éloignée, avec des conditions qui nous sont propres. Dans notre région, plusieurs infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes sont soutien de famille.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir La vie est difficile en Gaspésie, nous vivons en région éloignée, avec des conditions qui nous sont propres. Dans notre région, plusieurs infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes sont soutien de famille.

Devant la lettre ouverte de Régine Laurent, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), parue dans Le Devoir du 25 juillet, le Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est-du-Québec (SIIIEQ-CSQ) n’a d’autre choix que de dénoncer ses propos mensongers et de rectifier les faits.

 

Toute organisation syndicale digne de ce nom doit être capable de reconnaître les gains syndicaux qui font avancer les droits de l’ensemble des travailleuses et travailleurs de la fonction publique, et ce, même en période de maraudage.

 

En effet, nous avons remporté une bataille importante devant la Commission des relations du travail et en Cour supérieure. La décision qui a été rendue le 2 décembre 2009 souligne bel et bien que le SIIIEQ a réussi à faire reconnaître le personnel d’agence comme faisant partie du personnel syndiqué et couvert par les conventions collectives, rendant le recours à celles-ci moins intéressant pour les employeurs, et surtout moins intéressant pour le personnel des agences privées. Ainsi, nous pouvons confirmer que le CSSS de Matane n’utilise plus aucune main-d’oeuvre indépendante depuis deux ans. Même chose depuis un an au CSSS de La Mitis. Cela peut être vérifié directement auprès des ressources humaines de ces deux CSSS.

 

Il est tout de même ironique que la FIQ dénigre cette victoire du SIIIEQ, alors qu’elle invoque elle-même cette décision comme jurisprudence dans les causes qu’elle amène elle-même devant les tribunaux, ce qui peut se vérifier dans les décisions déjà rendues par la Commission des relations du travail. De plus, tandis que le recours aux agences représente en moyenne 0 % dans les CSSS syndiqués avec le SIIIEQ, des sources officielles ont démontré que les établissements syndiqués FIQ présentent des chiffres allant de 20 à 25 %, et ce, seulement pour le personnel infirmier.

 

En ce qui a trait à l’agence privée Code Bleu qui a été évoquée par la FIQ, l’information n’a pas été vérifiée, puisque les données reposent sur des demandes de ces CSSS qui datent de plusieurs années et qui n’ont pas été mises à jour. Vous gagneriez en crédibilité si vous faisiez une juste vérification de vos informations avant de vous livrer à de telles attaques.

 

La vie est difficile en Gaspésie, nous vivons en région éloignée, avec des conditions qui nous sont propres : pénurie reliée à l’exode des jeunes, travail dans des unités multiclientèles où l’on doit être compétentes dans toutes les spécialités ; manque de médecins. Dans notre région, plusieurs infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes sont soutien de famille.

 

Nous n’avons pas besoin de « pelleteux de nuages » et de discussions sans fin. Nous avons plutôt besoin d’un syndicat fort, qui se tient debout, qui est capable de défendre nos emplois, nos salaires, de faire respecter nos droits et de nous faire respecter par les employeurs.

 

Le SIIIEQ est un syndicat qui agit, qui a la réputation d’être combatif et revendicateur. Madame Laurent, présidente de la FIQ, ne tentez pas, par des moyens détournés, de noircir notre réputation, même en période de maraudage, en colportant de fausses informations.

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