Merci, madame Gisèle Lalonde

« Montfort, fermé, jamais ! » Trois mots qui incarnaient le leitmotiv de la militante franco-
ontarienne Gisèle Lalonde pour s’opposer à la fermeture de l’hôpital Montfort à la fin des années 1990. Gisèle Lalonde en avait fait son cheval de bataille. Trois mots qui auront galvanisé une foule de quelque 10 000 personnes au moment où le seul hôpital francophone de l’Ontario était menacé de fermeture par le gouvernement de Mike Harris.

Gisèle Lalonde était une force de la nature hors de l’ordinaire. À cet effet, le chanteur Zachary Richard a souligné les qualités qui ont fait la force de la militante. « Avec sa force inépuisable et son énergie irrésistible, elle restera pour moi un exemple d’engagement positif et de courage. »

Décédée à l’âge de 89 ans, Mme Lalonde laisse derrière elle un long parcours qui a inspiré des générations de Franco-Ontariens à continuer la lutte pour la protection de la langue française en Ontario. Son engagement pour la francophonie s’est reflété dans toutes les facettes de sa vie professionnelle. Que ce fut lorsqu’elle était enseignante, conseillère scolaire, présidente du Conseil des écoles séparées d’Ottawa, fondatrice du Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques ou mairesse de Vanier, son amour pour la langue française a été le fer de lance de toute sa vie pour la protection des droits linguistiques, culturels et sociaux des Franco-Ontariens.

Dans un contexte où la promotion de la francophonie était soumise à la politique du petit pas de la part du gouvernement ontarien, et incarnait le parent pauvre des ministères de la Santé et de l’Éducation, Mme Lalonde aura été une force incommensurablement grande pour la francophonie. Son désir constant d’être aux premières loges des batailles de la francophonie aura été une inspiration pour les générations à venir… Au nom de tous les Franco-Ontariens, un sincère merci, Mme Lalonde, pour la ténacité que vous avez déployée pour assurer la défense et la survie du français en Ontario.

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