Fenêtre ouverte sur le monde

Merci à Monique Durand pour son merveilleux texte du 2 juillet, « Ces fenêtres de nos vies », qui réchauffe et bouscule, comme à son habitude.

La fenêtre ouverte sur le monde nous « renvoie parfois à nous-mêmes » devant cette même fenêtre, un café à la main, songeur sur les « j’aurais dû », ou impatient d’entreprendre ce qui traîne depuis trop longtemps. Devant cette fenêtre, à l’abri du froid et des vents, dans sa lumière chaude, il me vient maintenant l’image de ces fenêtres fracassées par le souffle d’un missile russe et de toutes ces vies ravagées qui n’ont plus que le mur d’un sous-sol ou la fenêtre d’un train menant à l’exil où perdre leur regard.

Le Canada membre du G7 (pays riches et puissants), compte tenu de ses capacités militaires limitées, devrait hausser la barre du nombre de réfugiés ukrainiens, essentiellement femmes et enfants, et les soutenir à la hauteur du pays d’accueil qu’il se targue d’être. Ajouter des ambassades, c’est bien beau, mais c’est par des actions concrètes que le Canada doit répliquer aux horreurs perpétrées par la Russie de Poutine. Un accueil plus ambitieux des réfugiés ukrainiens s’impose moralement et stratégiquement.

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