L’avenir du Parti québécois

Depuis deux ou trois jours, il est de bonne guerre de frapper sur le résilient Parti québécois. C’est malheureusement ce qui arrive quand une option dérange, irrite et rappelle aux adversaires qu’ils sont au pied du mur, sans plan B, et incapables d’obtenir les pouvoirs demandés par le Québec.

M. Lucien Bouchard a dit que la souveraineté est un rêve. Je lui mentionne que les rêves, sans actions pour les concrétiser, deviennent des cauchemars. Je préfère être taxé de rêveur et d’irréaliste que de résigné, défaitiste, attentiste, me psalmodiant « j’aurais dû ».

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les deux solitudes canadiennes cheminent sur des tangentes différentes, s’éloignant de plus en plus l’une de l’autre. Le Canada anglais et les Québécois définissent, chacun de leur côté, leur pays idéal.

Les Canadiens rêvent à un pays unilingue anglais, ayant un gouvernement central fort. Ils adhèrent aux valeurs comme le multiculturalisme et réprouvent les différences trop éclatantes. […] Les Québécois veulent le français comme langue commune et l’interculturalisme comme valeur sociétale. Depuis des décennies, ils progressent dans tous les secteurs d’activités. Ils s’affirment et demandent que cette évolution soit reconnue. L’indépendance est l’aboutissement logique du développement du Québec. Il est de plus en plus vital que la nation québécoise possède tous les moyens des États modernes pour survivre et continuer à progresser. […]

Le Parti québécois concrétisera-t-il ce projet ? Je pense que oui. Pourra-t-il le faire seul ? Peut-être pas. Quand les Québécois seront-ils fatigués d’être rabroués et de se faire dire non ? Je ne peux pas le prédire. Mais je vais continuer à travailler à l’essor du Québec et à son indépendance.

 

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