Iniquités

Le projet de loi 40 visant la réforme des commissions scolaires a causé des divisions entre les communautés francophone et anglophone du Québec sur des questions de finances et de perspectives professionnelles.

Examinons ce qui suit : Les directeurs des centres de services francophones reçoivent quelques centaines de dollars par année pour faire le même travail que les commissaires des commissions scolaires anglophones, qui eux, reçoivent des milliers de dollars.

Deuxièmement : Le Comité de gestion de la taxe scolaire de l’île de Montréal est composé de membres de trois centres de services francophones et de représentants de deux commissions scolaires anglophones. Ces derniers reçoivent un salaire supérieur pour les mêmes responsabilités.

Troisièmement : Actuellement, au Québec, on ne peut être simultanément conseiller municipal et directeur élu d’un centre de services scolaire. Les personnes titulaires des deux postes avaient jusqu’au 5 décembre pour donner leur démission du second afin de conserver le premier.

Le président de la Commission scolaire Sir Wilfrid Laurier, située à Laval, a argumenté, avec l’appui de l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec, pour faire valoir que la loi ne s’appliquait pas aux commissions anglophones.

Ce n’est tout simplement pas juste. Le gouvernement doit intervenir et faire quelque chose pour redresser cette iniquité qui demeure entre les francophones et les anglophones du Québec.

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