Une étoile nommée Jean-Marc Vallée

Jean-Marc Vallée. Un repère. Un géant. J’étais encore habité par le film C.R.A.Z.Y., revu récemment. Hanté par la musique et tant d’ingrédients qui ont vu ma jeunesse. L’époque. Les cadeaux de Noël mal ajustés. Les shotguns. Le lyrisme d’Aznavour. Les manteaux empilés sur le lit des parents. La cigarette omniprésente et écrasante. La mère fusionnelle. L’amour conditionnel. La hantise d’être « fif ». Le psy qui, selon le père (sublime Michel Côté), est « payé pour dire des niaiseries ». Le fils qui se détruit. Une signature immense. Un faiseur de classiques : Liste noire, Café de Flore, Dallas Buyers Club… Un astre arraché à notre paysage culturel. Adieu et surtout… merci, Monsieur Vallée.

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