C’en sera fait de nous

Si nous continuons de nous dire qu’ils sont trop puissants (Air Canada), qu’ils ont le pouvoir avec eux (Ottawa), qu’ils ont l’argent (Toronto), si nous continuons d’avoir peur et renonçons à nous battre, c’en sera fait de nous. C’est inéluctable, l’histoire nous donnera tort. Ces compagnies, et cette obtuse Chambre de commerce du Montréal métropolitain, tout cela est hautement toxique pour le français. Notre langue ne mourra pas demain d’asphyxie. Elle meurt aujourd’hui. Il y a urgence. [...] Le fait de voir un Michael Rousseau naviguer tous feux allumés en anglais dans le beau monde du bilinguisme nous montre magistralement vers quel suicide va le Montréal francophone. Les francophones ne se rendent pas compte de ce qui se passe. On dirait qu’ils ont renoncé à refuser de voir notre langue réduite, affectée, méprisée, on dirait qu’ils ont abandonné la lutte pour notre langue française, si précieuse, prunelle de nos yeux et cœur de nos vies.

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