Qu’avons-nous appris de la COVID-19?

Le proverbe dit : « À quelque chose malheur est bon ». Pour que nous puissions dire cela au sujet de la COVID-19, alors qu’elle a causé près de 30 000 décès au Canada, dont environ un tiers au Québec, qu’elle a mis à genoux le système de soins à bien des endroits du monde, qu’elle a bouleversé l’économie de la planète entière, il faut être, à première vue, un amateur de proverbes niais. Toutefois, si nous apprenions de cette expérience douloureuse, nous pourrions en tirer des bénéfices à long terme.

Très peu de cas de grippe ont été signalés durant l’hiver 2020-2021, alors que les tests de dépistage ont été aussi nombreux et que le taux de vaccination a été semblable à la même période de l’année précédente. Les mesures de distanciation physique, le lavage des mains, le port de masques dans les endroits publics ont sans doute contribué à la baisse de la prévalence de la grippe.

Peu de gens sont prêts à revivre le régime de confinement que le gouvernement a imposé pendant l’hiver 2020-2021 pour mater le virus de la COVID-19. Mais on pourrait certainement conserver certaines habitudes qui ne sont pas trop contraignantes et qui diminueraient l’incidence des maladies transmises durant l’hiver, dont le rhume et la grippe.

Porter un couvre-visage dans les endroits clos, ouvrir les fenêtres pour aérer, se laver les mains fréquemment ne constituent pas de sérieuses entraves à la liberté. Sans doute, les proches voudront se donner des accolades, s’embrasser au cours des Fêtes, mais est-il vraiment nécessaire d’embrasser tous les collègues du bureau ? La poignée de main est bien ancrée dans nos mœurs, mais à moins de se nettoyer les mains chaque fois, elle constitue un vecteur de virus. Faisons comme les Japonais : inclinons-nous légèrement ! Aller travailler quand on est grippé n’est pas un signe de bravoure, mais d’insouciance pour la santé des autres, qui peuvent se trouver dans les catégories à risque sans que cela paraisse. Rester à la maison quand on est malade est dans l’intérêt de tous.

La pandémie de la COVID-19 nous a appris que les quelque 300 morts de la grippe par année au Québec ne sont pas inévitables. Même les plus pénibles expériences peuvent servir à quelque chose…

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