Élections, itinérance et solitude

S’il y a un sujet qui revient régulièrement alimenter nos médias, c’est bien celui de l’itinérance dans nos villes. En pleine campagne électorale municipale au Québec, le sujet est plus que jamais abordé. À Québec, le chef du parti Québec forte et fière, Bruno Marchand, mentionnait jeudi lors d’un point de presse qu’il visait l’itinérance zéro d’ici 2025. Voilà un bel engagement.

La mairesse sortante de Montréal, Valérie Plante, a fait de beaux efforts ces quatre dernières années pour tenter d’endiguer l’itinérance dans sa ville. C’est tout à son honneur d’ailleurs.

Les itinérants dans nos villes souffrent de plusieurs maux, serions-nous tentés de dire, mais le plus grand n’est-il pas la solitude extrême qu’ils sont appelés à vivre et qu’ils portent comme un poids sous leurs habits de misère ?

Je lisais dernièrement dans une revue scientifique que la solitude est un des plus grands maux, voire un des plus grands fléaux du XXIe siècle.

Si la solitude que plusieurs d’entre nous sont appelés à vivre dans le confort de leurs foyers est à déplorer, peut-on imaginer à quel point celle des sans-abri n’a pas de commune mesure, surtout à moins 20 degrés Celsius en plein hiver ?

Chaque fois que des politiciens s’engagent à s’attaquer aux problèmes de l’itinérance, ils font bien souvent face à l’indifférence de la population, comme si cette tare de notre société était le moindre de nos maux.

Voilà qui ne fait qu’isoler encore plus les itinérants dans nos villes. Encore plus marginalisés, encore plus seuls.

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