Le mot en w…Pourrions-nous nous calmer le pompon?

Depuis le début de la pandémie, nous aurons été témoins du meilleur et du pire de ce dont nous sommes capables en matière de solidarité et de résilience. Au chapitre du meilleur, le leadership de nos dirigeants qui ont su, dans l’incertitude et l’adversité, prendre des décisions pour maximiser le bien commun est digne de mention, tout comme le dévouement des enseignants et des employés de la santé qui ont porté à bout de bras la lutte contre la COVID malgré des conditions de travail difficiles et épuisantes.

Quant à ce qu’on pouvait observer de moins intéressant, retenons à quel point il nous est difficile de nous solidariser en période de crise et à quel point le négativisme, le complotisme ainsi qu’une conception individualiste de la « libarté » sont présents et constituent des sources de division alors que nous sommes appelés à faire front commun et à nous serrer les coudes.

En outre, nous n’avons pas été épargnés par la recherche du pouvoir de nos politiciens. Une preuve : cette décision irresponsable de déclencher des élections en pleine pandémie. Il en aura résulté une coûteuse campagne électorale sans fil conducteur, menée à la « va comme je te pousse ! » et qui nous a tristement rappelé, « live and coast to coast » lors du débat des chefs en anglais, à quel point le Quebec bashing est encore présent dans le ROC (rest of Canada).

Il n’en fallait pas plus pour que le niveau d’enflure verbale monte d’un cran entre nos élus. La colère légitime de François Legault s’est toutefois transportée sur le terrain miné d’une recommandation d’appui au Parti conservateur, qu’il a formulée sous prétexte de défendre l’autonomie du Québec, malgré les positions ambiguës et parfois alambiquées des troupes d’Erin O’Toole sur la lutte contre les changements climatiques et sur nombre de dossiers à portée sociale, qui heurtent de front les valeurs de la société québécoise.

Et voilà que la bataille de coqs se déplace à l’Assemblée nationale. Entre Gabriel Nadeau-Dubois qui invoque l’ère Maurice Duplessis, bien qu’à l’époque il n’était même pas né, et François Legault qui s’avance à définir un vocabulaire woke à saveur nationaliste, serait-il trop demandé à nos politiciens de se calmer le pompon et de nous épargner ces joutes verbales qui ne mènent nulle part, l’heure étant à la concertation plutôt qu’au crêpage de chignons.

Ce serait une occasion privilégiée d’incarner le principe de « faire de la politique autrement… » ! 

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