Un discours rétrograde

La prise de position récente de François Legault dans la campagne électorale fédérale est surprenante et dépassée : surprenante pour un homme politique expérimenté et dépassée à une époque où les compétences d’un État ne doivent plus être vues comme exclusives et étanches.

Dans tous les domaines de l’action gouvernementale, y compris dans les domaines assurant et protégeant la vitalité d’une nation, comme l’éducation, la culture ou la santé, les compétences de l’autorité publique ne peuvent plus être exercées de façon isolée, sans lien avec d’autres gouvernements, qu’ils soient locaux, régionaux ou nationaux.

Deux approches sont possibles pour tout gouvernement : soit celle de la coopération (c’est-à-dire coopérer avec d’autres gouvernements et surtout ensemble), soit celle de l’isolement. La première est garante de progrès dans tous les domaines (c’est particulièrement vrai pour l’environnement et le dossier des changements climatiques) alors que la seconde, qui est fondée sur la crainte constante de la menace, mène à la médiocrité.

Visiblement, François Legault est tenté par la seconde approche, alors qu’il devrait chercher non pas à défendre une compétence qui ne peut plus s’exercer de manière exclusive, mais à l’affirmer, le tout dans un contexte de coopération en perpétuel ressourcement et en perpétuel renouvellement.

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