La liberté des vaccinés

Nous retrouvons dans la Charte canadienne des droits et libertés, repris dans la Charte québécoise, cet énoncé : « Les droits et libertés de la personne sont inséparables des droits et libertés d’autrui et du bien-être général ».

Comment peut-on faire ce qui nous plaît comme individu alors que nous vivons en société et que nous avons la responsabilité de respecter la liberté d’autrui ?

Selon le philosophe anglais John Stuart Mill, comme cité dans le Libre opinion « Droits individuels et droits collectifs face à l’épidémie » publié dans Le Devoir du 14 août, « l’individu est souverain, mais sa souveraineté ne doit pas nuire aux autres ».

En présence d’une pandémie, tout individu est susceptible d’être contaminé et devient une menace pour les gens qu’il côtoie. Dès lors, le refus de la vaccination sous prétexte qu’elle brime la liberté est une menace pour la société et un non-respect de la liberté des vaccinés qui doivent continuer de se protéger et afficher leur passeport vaccinal.

Accepter le vaccin est un geste de solidarité qui devrait être naturel et spontané dans une société démocratique [...].

Nous avons la chance d’avoir accès gratuitement à des vaccins hautement efficaces, avec une campagne de vaccination tout aussi efficace. Si la majorité des Québécois acceptaient d’être vaccinés, nous pourrions atteindre une immunité collective qui permettrait de cesser les mesures restrictives et de protéger nos enfants de moins de 12 ans qui, eux, n’ont pas accès au vaccin.

Malheureusement, parce qu’un pourcentage non négligeable de personnes s’entêtent sans raison valable à refuser le vaccin, le virus Delta pourra s’infiltrer et créer une quatrième vague. Il y aura des gens malades, des gens hospitalisés, des gens aux soins intensifs et des gens qui vont mourir, alors que les équipes traitantes sont déjà épuisées et décimées. La liberté a un coût que nous devrions partager avec générosité et retrouver tous ensemble la liberté des vaccinés.

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