Monsieur Trudeau, nous ne sommes pas des valises!

D’une élection à l’autre, on a beau espérer que la politique change, mais le même scénario continue de se répéter : des promesses formulées en campagne électorale et qui ne sont pas tenues, des décisions aberrantes auxquelles on s’accroche en cours de mandat (l’achat d’un pipeline par le gouvernement fédéral et, plus près de nous, le projet de troisième lien entre Québec et Lévis continueront longtemps de trôner au sommet des inepties politiques), une kyrielle de sorties publiques et d’investissements précurseurs d’un prochain scrutin…

Dès l’instant où l’on a vu apparaître Justin Trudeau frais rasé et peigné, contrastant avec le terne barbu aux cheveux longs qu’on a vu ad nauseam sortir de sa résidence durant la pandémie, on pouvait s’attendre à ce qu’il y ait « anguille sous roche » ! Les faiseurs d’image et stratèges en communication étaient déjà à pied d’œuvre.

Justin Trudeau tente aujourd’hui de nous convaincre qu’il est maintenant temps de se prononcer sur la suite des choses alors qu’il n’y a pas si longtemps encore, il affirmait qu’il n’y aurait pas d’élections en période de pandémie !

La tenue d’élections en pleine émergence d’une quatrième vague témoigne d’une irresponsabilité qui fera époque non seulement parce qu’elles coûteront des millions supplémentaires en raison des mesures exceptionnelles qui devront être mises en place, mais aussi parce que le processus électoral risque d’être biaisé par un taux d’abstention prévisible.

En se rappelant la fable du renard et du corbeau de Jean de La Fontaine, Justin Trudeau a beau refaire son « plumage » et affiner son « ramage », il aurait avantage à garder à l’esprit qu’en fins renards que nous sommes, « nous ne sommes pas des valises » !

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