1,1 degré ? Bof !

M. Shields, dans son article du 10 août, écrit ceci : « Le réchauffement se situe déjà à près de +1,1 °C, précise le GIEC, alors que l’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris est de le limiter à +1,5 °C. »

Pour la plupart d’entre nous qui vivons des variations de température de 50 degrés en une année, 1,1 degré ne frappe pas les esprits !

J’aurais en effet aimé que M. Shields mette l’accent sur la grande méprise qui vient de la confusion que nous faisons entre la température que le thermomètre sur notre balcon nous donne en permanence et la température moyenne du globe.

Ainsi, si nous pouvions réaliser qu’à la fin de la dernière glaciation, il a suffi de 4 petits degrés et de… 10 000 ans pour faire fondre la glace des inlandsis de trois kilomètres d’épaisseur qui recouvraient le nord de l’Europe et élever de 120 mètres le niveau des mers, nous serions possiblement plus conscients de ce qui nous attend.

Les échelles impliquées échappent en effet à notre entendement. Même si les désordres liés au petit degré d’augmentation actuelle s’accumulent, il est difficile d’imaginer les risques les plus lointains et de visualiser l’avenir avec d’autres échelles que les échéances électorales. Nous continuons ainsi à les considérer comme des singularités gérables avec des microsolutions, et non comme des dérives irréversibles susceptibles d’échapper à tout contrôle exigeant un revirement draconien !

Or, même si nous cessions toute émission, il faudrait 100 ans pour résorber le surplus de CO2 accumulé depuis le début de l’ère industrielle !

Garder l’espoir...

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