À propos de génocide

Si le Canada est sérieux avec la reconnaissance du génocide à l’endroit des premiers peuples, il doit déchirer sa double constitution (1867-1981) et la réécrire entièrement, from scratch. C’est ce que les pays génocidaires ayant reconnu leur crime ont fait, pour repartir sur de nouvelles et meilleures bases.

Le Canada aurait ainsi la chance de réparer l’erreur initiale dans laquelle il n’a cessé de s’enfoncer depuis la confédération : la pendaison de Louis Riel, véritable intersection de tout ce qui ne va pas au Canada depuis, et qui divise constamment Autochtones, Québécois et Canadiens.

Le Canada pourrait même espérer devenir, s’il réécrivait sa constitution, une Scandinavie d’Amérique où trois peuples véritablement égaux et souverains pourraient partager un esprit de voisinage coopératif.

Mais bon, c’est un rêve, et je doute que ça arrive dans le réel. La constitution canadienne est verrouillée, sacralisée, et le système de pouvoir qu’elle cimente a démontré fort peu d’aptitudes à se remettre en question depuis.

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