«Le plus progressiste des dernières décennies»

C’est ainsi que l’ex-présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC-CSN), Pascale St-Onge, a qualifié récemment le Parti libéral du Canada et justifié sa candidature dans la circonscription de Brome-Missisquoi sous la bannière du parti de Justin Trudeau en vue des prochaines élections.

En tant que membre du Syndicat général de la radio, affilié à la FNCC, j’avoue que la nouvelle m’a laissé perplexe.

Bien sûr, Pascale St-Onge n’est pas la première à succomber au chant des sirènes. L’histoire du syndicalisme au Québec regorge d’exemples tout aussi frappants.

Je pense à Yvon Charbonneau, ex-président de la CEQ (l’ancêtre de la CSQ) et l’un des trois
dirigeants syndicaux avec Louis Laberge (FTQ) et Marcel Pépin (CSN) emprisonnés sous le régime libéral de Robert Bourassa durant le Front commun intersyndical de 1972. Charbonneau est devenu par la suite député du PLQ, puis du PLC, dans les années 1990 et 2000. Ça ne s’invente pas !

En remontant plus loin dans le temps, il y a eu aussi le non moins célèbre Jean Marchand. Président de la CSN au début des années 1960, Marchand se laissera séduire, lui aussi, par l’attrait du pouvoir en rejoignant les rangs du PLC avec ses compères Pierre Elliott Trudeau et Gérard Pelletier. Ils furent surnommés les trois colombes.

Les trois larrons s’étaient mis dans la tête de réformer la politique fédérale, mais surtout de mater le mouvement indépendantiste québécois. Un homme avait cerné et fustigé Marchand bien avant qu’il ne fasse le saut en politique fédérale. Son nom ? Michel Chartrand. Contrairement aux deux loustics mentionnés plus haut, Chartrand n’a jamais trahi ses convictions profondes.

Comme quoi Mme St-Onge s’inscrit dans la lignée des Marchand, Charbonneau et compagnie.

P.S. Le mot « larron » est employé ici en toute connaissance de cause. Dans le sens de complice. De même, « loustic » signifie ici un individu en qui on n’a pas une grande confiance.

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