Les aides gouvernementales sont insuffisantes pour les résidents des RPA

Ma mère vit dans une RPA (résidence privée pour personnes âgées) depuis le 4 mai 2020.

Depuis quelques semaines, elle a besoin de plus de soins, donc de plus en plus d’aide du personnel (préposées, infirmières). Son médecin lui a prescrit récemment des bas de contention pour ses jambes, car celles-ci enflent durant la journée. Malheureusement, elle est incapable de les enfiler sans aide. Bien entendu, la résidence offre ce service, mais il en coûte 235 $/mois pour lui mettre les bas chaque matin, et 235 $/mois pour les lui enlever chaque soir.

Ma mère a droit à un crédit d’impôt pour aînés en résidence privée au Québec de 30 %. Le montant net à payer est donc de 329 $. Or, sa pension de vieillesse et son supplément de revenu garanti sont nettement insuffisants pour ces coûts qui s’ajoutent au montant mensuel facturé par la résidence pour l’hébergement de ma mère. Sans compter les autres services facturés pour l’aide à l’accompagnement à la salle à manger et au retour à sa chambre. Tous les services sont à la carte dans ces résidences. À tout cela, il faut ajouter les autres dépenses défrayées par ma mère : serviettes d’incontinence, culottes (couches), papier de toilette, mouchoirs, etc.

Ainsi, l’aide gouvernementale pour les aînés à faibles revenus vivant dans les RPA doit être largement bonifiée. Je vais même plus loin : tous ces services devraient être payés par le gouvernement.

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